Le Conseil régional de l’Ordre des experts-comptables (Croec) Provence-Alpes-Côte d’Azur a présenté ses vœux dans un contexte complexe. Comme en 2025, il doit composer avec l’absence de loi de finances définitivement votée. Difficile, dans ces conditions, de conseiller quand la boussole manque.

Pas simple
Depuis deux ans, les experts-comptables ne peuvent plus avancer sur une trajectoire claire en début d’année. Faute de loi de finances, ils doivent s’adapter : s’appuyer sur les dispositions de la loi précédente tout en anticipant ce que pourrait contenir la prochaine, une fois votée. Cette incertitude finit par pénaliser les entreprises, privées de repères, et particulièrement celles implantées en région. « Par rapport aux autres régions, nous avons connu une année 2025 très compliquée, confirme Nicolas Férand, président du Conseil régional de l’Ordre des experts-comptables. Nous sommes plutôt dans le peloton de queue, même si cela s’explique par le fait que nous nous en étions très, très bien sortis dans les années post-Covid. Pour 2026, cela s’annonce plutôt très calme. Malgré de nombreux projets qui tirent les entreprises dans la région, la consommation des ménages est moins au rendez-vous, ce qui pénalise les petites structures. »
Maintenir le contrôle
Pour autant il n’est pas l’heure de baisser les bras. Trop souvent, quand la trésorerie se dégonfle, on est tenté de tailler dans certains postes. « Ce serait une erreur, indique Guy de Simone, président de la compagnie régionale des commissaires aux comptes d’Aix-Bastia. Il faut cesser de considérer le commissaire aux comptes comme une charge administrative. C’est une lecture courte et surtout dangereuse. Là où il y a un contrôle indépendant, il y a plus de la prévention, plus de discipline et moins de dérives ». ,
Jusqu’à l’élection présidentielle, les turbulences vont certainement se poursuivre. Une partie des trésoreries va en souffrir, raison de plus pour essayer de garder le cap et d’obtenir des conseils avisés.
Reportage Joël BARCY
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