La pluie n’a pas incité le public à rebrousser chemin. Il s’est massé sur la Canebière pour l’inauguration du quartier général de Benoît Payan. Le maire sortant est apparu sur l’estrade avec sa majorité municipale pour un discours sur l’enjeu historique de ce scrutin.

Recoudre Marseille
Protéger les Marseillaises et les Marseillais, recoudre Marseille et non la diviser ce sera le leitmotiv de cette campagne du maire sortant. Premier tacle en direction du Rassemblement national. « Nous allons montrer qu’à Marseille nous levons un espoir, l’espoir d’une ville qui ne tombe pas aux mains du RN. L’espoir d’une ville qui ne cède pas à la tentation du repli sur soi, qui ne laisse pas les fascistes nous diviser, et qui ne laisse pas celles et ceux qui ont abimé cette ville pendant 25 ans, revenir au pouvoir. »
Réconfort
Le public venu en nombre devant le QG a ravi Benoît Payan. Il y a vu un signe de l’attachement des Marseillais. « On est des Marseillais comme les autres, cela nous touche au cœur, nous fait du bien. Cela nous fait du bien de voir que le peuple de Marseille est ici et qu’il est uni parce qu’il a besoin de ça. Dans ces temps difficiles c’est d’unité dont nous avons besoin».
Pas de leçon à recevoir
Solidarité et sécurité seront les grands thèmes de sa campagne. Si l’ordre et la sécurité sont des priorités pour Franck Allisio et Martine Vassal, Benoît Payan n’entend pas courber l’échine en la matière. Il compte s’appuyer sur son bilan. « Contrairement aux autres, on a un bilan qui parle pour nous. La police municipale a été créée en 1971. Quand on arrive en 2020, soit 51 ans après, il y a 397 policiers municipaux. Aujourd’hui nous en avons 802 ou 803 donc des leçons sur la sécurité, je n’en prends de personne. »
Après l’hiver, le Printemps
Douché par cette météo maussade, Benoît Payan estime qu’après l’hiver viendra… le Printemps Marseillais. La sénatrice Marie-Arlette Carlotti se veut optimiste elle aussi. Quand on voit cette foule et cet enthousiasme, ça ne trompe pas. Il y a une mobilisation autour de Benoît Payan.
Reportage Joël BARCY



