Marseille. Galerie Pluskwa : hommage au sculpteur marseillais Nicolas Rubinstein

Publié le 5 octobre 2026 à 20h49 - Dernière mise à jour le 5 octobre 2026 à 20h49

Quarante œuvres du plasticien sont rassemblées dans la galerie David Pluskwa. Une rétrospective-hommage de l’artiste, décédé voilà un an. Trois décennies de créations audacieuses. Des objets conceptuels qui parlent à tout le monde et offrent de multiples sens.

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(Photo fonds Nicolas Rubinstein)

Attirer le regard

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David Pluskwa entouré de Lukas et Léo Rubinstein ( Photo Joël Barcy)

Attirer le regard pour délivrer un message. Nicolas Rubinstein a toujours créé des sculptures conceptuelles très accessibles, à l’image de la figure de Mickey. En fait, ce sont des pièges pour susciter des prises de conscience. Dénoncer l’impérialisme culturel derrière l’image lisse du personnage. « On découvre Mickey mais aussi le rat qui est caché sous Mickey, décrypte son fils, Léo. On peut en avoir plusieurs lectures. Une lecture très terre à terre, Mickey qui est en vie et Mickey qui est mort, mais on peut aussi y voir un discours politique où il cherchait à dénoncer. »

Un côté ludique

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L’approche de Nicolas Rubinstein est ludique, esthétique (Photo Joël Barcy)

L’approche de Nicolas Rubinstein est ludique, esthétique, il utilise des personnages ou des objets du quotidien comme la cocotte-minute pour décrire un monde en ébullition, prêt à exploser. C’est ce qui a séduit le galeriste David Pluskwa, qui a été l’un des premiers à l’exposer. « En grattant, on découvre beaucoup de choses derrière ses sculptures. Sa vision du monde, sa vision de la mort, sa vision de la vie et de l’après. Il nous met en alerte sur le danger de l’homme pour lui-même. »

Redécouverte

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Nicolas Rubinstein avait réalisé une œuvre gigantesque de 3 × 3 mètres intitulée ND des os (Photo Joël Barcy)

En réalisant cette rétrospective avec le galeriste, ses deux fils ont redécouvert l’artiste et l’immense travail technique et conceptuel qu’imposaient les créations du plasticien. « On a découvert de nombreuses œuvres et d’autres messages aussi, indique son autre fils, Lukas. Suite à sa disparition, on a paradoxalement appris à mieux le connaître et à mieux connaître l’artiste qu’il était. Honnêtement, on ne se rendait pas compte de tout ce qu’il faisait et de la complexité de son métier. » En hommage à Marseille, Nicolas Rubinstein avait réalisé une œuvre gigantesque de 3 × 3 mètres intitulée ND des os. Cette reproduction montre toute sa complexité. Sacré et anatomie se mêlent, interrogent.

Joël BARCY

Rétrospective Nicolas Rubinstein, galerie Pluskwa jusqu’au 17 octobre.

 

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