Métropole Aix-Marseille-Provence. Fumée blanche pour le budget, fronde des maires contre le gouvernement

Publié le 16 octobre 2026 à 10h37 - Dernière mise à jour le 16 octobre 2026 à 10h37

Après six mois d’atermoiements sur le budget 2026, la fumée blanche est enfin apparue à la Métropole Aix-Marseille Provence. Le budget a été voté à l’équilibre ce jeudi. Mais les élus se retrouvent avec un Himalaya financier à franchir en 2027 en raison du projet de loi de finances qui fait à nouveau les poches des collectivités. Alors, tous les maires de la Métropole ont revêtu symboliquement leur écharpe pour une photo de famille adressée au président de la République et à Sébastien Lecornu.

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Les maires de la Métropole Aix-Marseille-Provence, réunis avec leurs écharpes tricolores, affichent leur unité contre les restrictions budgétaires envisagées par le gouvernement pour 2027. (Photo Joël Barcy)

150 millions d’euros en moins

Pas de portes qui claquent pour ce conseil de la Métropole. Les 92 maires, dans un bel ensemble, ont revêtu leur écharpe pour une photo de famille destinée au gouvernement, associée à une motion dans laquelle ils dénoncent le pillage de leurs finances par le gouvernement dans le projet de loi de finances (PLF) 2027. La motion a été votée sans ambages après l’annonce des coupes prévisibles contenues dans le PLF 2027. Le président de la Métropole, Nicolas Isnard, annonce les chiffres : « Ce sera 100 millions d’euros en moins pour les collectivités et 50 millions pour la Métropole. Au total, on perd 150 millions si le budget du gouvernement est voté en l’état. »

Réconciliation

Le maire de Marseille, Benoît Payan, s’associe à cette motion. Oubliées les querelles sur les AC et DSC, place à l’unité. « C’est la première fois que les 92 maires de ce territoire signent un texte commun, quelles que soient leurs sensibilités politiques. Ce qu’on vit là va devenir invivable. En réalité, ce qu’on nous demande, c’est de boucher les trous. Qu’est-ce qu’on fait demain, qu’est-ce qui se passe pour les services publics, pour les entreprises et pour la cohésion sociale ? »

« On est à l’os »

Les maires n’en peuvent plus que le gouvernement leur fasse les poches. C’est le cas du maire de Vitrolles, Loïc Gachon, très en colère contre ce projet de loi de finances 2027. « Depuis la neutralisation de la taxe professionnelle, la disparition de la taxe d’habitation, aujourd’hui la baisse des dotations de fonctionnement, la disparition du Fonds vert, tous ces éléments-là cumulés font que nos territoires sont asphyxiés. On est à l’os. »

Seconde motion

Avant le vote du budget 2026, une seconde motion adressée au gouvernement et aux parlementaires a été adoptée. Elle concerne le déplafonnement du versement mobilité, abondé par les entreprises pour les transports. Le taux est de 3 % à Paris. Marseille est limitée à 2 %. Les élus voudraient au moins passer à 2,1 %, ce qui permettrait, selon leurs estimations, de gagner 20 millions d’euros par an pour la mobilité.

Reportage Joël BARCY

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