Bouches-du-Rhône. La justice maintient le couvre-feu mais assouplit l’interdiction de manifester

Publié le 24 octobre 2026 à 12h25 - Dernière mise à jour le 24 octobre 2026 à 12h25

Le tribunal administratif de Marseille a rendu sa décision ce samedi 24 octobre concernant les mesures de sécurité prises par le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, après les violences et les pillages du 17 octobre. Si le couvre-feu est confirmé, l’interdiction générale de manifester est partiellement suspendue dans cinq communes du département. À Marseille, une seule manifestation est autorisée, selon un parcours strictement défini.

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À Marseille, une seule manifestation est autorisée, selon un parcours strictement défini (Photo Joël Barcy)

Le couvre-feu confirmé par la justice

Saisi en urgence, le juge des référés du tribunal administratif de Marseille a confirmé, par une ordonnance rendue ce samedi 24 octobre, le maintien des différentes mesures de police administrative prises par le préfet des Bouches-du-Rhône. Parmi elles figure le couvre-feu instauré dans plusieurs secteurs de Marseille, Aubagne, Cabriès et des Pennes-Mirabeau. Cette mesure, étendue aux personnes majeures, doit s’appliquer de 23 heures à 5 heures durant les nuits du samedi 24 au dimanche 25 octobre et du dimanche 25 au lundi 26 octobre. Le tribunal n’a donc pas suspendu cette restriction de circulation, décidée par les autorités préfectorales pour prévenir de nouveaux troubles à l’ordre public.

L’interdiction de manifester levée dans cinq communes

La justice a toutefois apporté une exception importante au dispositif préfectoral. L’arrêté interdisant, pour la journée du samedi 24 octobre, toute manifestation et tout rassemblement revendicatif, déclarés ou non, dans les communes de plus de 10 000 habitants des Bouches-du-Rhône, a été suspendu dans cinq d’entre elles : Gardanne, Istres, Martigues, Miramas et Tarascon. Dans les 26 autres communes de plus de 10 000 habitants du département, l’interdiction demeure en vigueur. Cette décision constitue un assouplissement de l’arrêté préfectoral initial, sans remettre en cause l’ensemble du dispositif de sécurité.

À Marseille, un seul cortège autorisé

À Marseille, une manifestation bénéficie d’une autorisation préfectorale à titre dérogatoire. Son départ est prévu ce samedi à 14 heures, aux Réformés. Le parcours retenu empruntera la place Gambetta, le boulevard d’Athènes, le secteur de la gare Saint-Charles et la place des Marseillaises, puis le boulevard Leclerc, la place Marceau et l’avenue Camille-Pelletan, avant de rejoindre la Porte d’Aix. Toutes les autres manifestations et tous les rassemblements revendicatifs demeurent interdits dans la cité phocéenne pour cette journée.

Les transports en commun ne seront pas suspendus

Autre évolution intervenue vendredi 23 octobre : la suspension générale des transports en commun, envisagée par le préfet pour une durée de 24 heures, ne sera finalement pas appliquée. La préfecture a indiqué que cette proposition n’avait pas recueilli le consensus nécessaire à sa mise en œuvre. Les transports publics marseillais pourront donc fonctionner ce samedi. Leur circulation restera néanmoins susceptible d’être adaptée, comme à l’accoutumée, en fonction de la situation d’ordre public. Une distinction importante pour les usagers : le maintien du réseau ne signifie pas que toutes les lignes seront nécessairement assurées sans interruption. Ainsi, au lendemain des annonces préfectorales, la décision du tribunal administratif clarifie les restrictions applicables ce week-end. Le couvre-feu reste en place, les manifestations demeurent interdites dans la majeure partie des communes concernées, mais cinq villes bénéficient désormais d’une levée de cette interdiction et Marseille conserve son unique cortège autorisé.

La rédaction 

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