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Aide aux plus démunis : premiers bilans en Provence-Alpes-Côte d’Azur et dans les Bouches-du-Rhône

jeudi 19 novembre 2020

Christophe Mirmand, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, préfet des Bouches du Rhône, a réuni le mardi 10 novembre 2020, le Groupe régional d’appui à la Stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté. Lancé en 2018 par le Président de la République, la stratégie nationale de prévention et d’action contre la pauvreté a pour ambition « d’agir contre les inégalités de destin et de permettre une égalité des chances réelles. » Pour ce faire l’État s’est engagé au niveau national sur près de 8,5 milliards d’euros pour décliner cette stratégie sur la période 2019-2022. Cet effort s’est encore accentué récemment par l’annonce du Premier ministre de renforcer les moyens de cette stratégie pour 1,8 milliard d’euros qui s’ajoutent aux mesures spécifiquement prises depuis le début de la crise sanitaire (1,5 milliard d’euros) et aux mesures de lutte contre la pauvreté du Plan de relance (plus de 6 milliards d’euros). Il est rappelé que le renforcement annoncé par le Premier ministre porte sur trois priorités : le soutien au pouvoir d’achat des plus modestes ; l’amplification des moyens de l’insertion ; l’accès à l’hébergement et le maintien dans le logement.

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Christophe Mirmand, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, préfet des Bouches du Rhône (Photo Mireille Bianciotto)

Une aide exceptionnelle de solidarité

Une aide exceptionnelle de solidarité sera ainsi versée le 27 novembre aux bénéficiaires des minimas sociaux et aux familles avec enfant bénéficiaires de l’Aide personnalisée au logement (APL). « Cette même aide versée en mai dernier avait concerné 340 000 foyers de la région et 460 000 enfants. » Deux sujets mobilisent particulièrement les services de l’État dans la gestion de cette crise sur le plan financier et sous l’angle de la coordination des acteurs : la lutte contre la précarité alimentaire avec 12 millions d’euros dépensés par l’État à l’échelle régionale en 2020 contre 1 million d’euros les années précédentes et, la mise à l’abri des personnes vulnérables de 106 à 130 millions d’euros dépensés en 2020.

Engagement de l’État

Focus départemental sur l’engagement de l’État dans la mise à l’abri des
personnes vulnérables et sur le volet de l’aide alimentaire dans les Bouches-du-
Rhône.
L’hébergement d’urgence
Le dispositif hôtelier
Dès mars 2020, au cours de la première période de confinement, 1 392 places ont
été mobilisées dans le parc hôtelier, soit 1 033 places supplémentaires, ce qui
correspond à une augmentation de plus de 287 %. Le département des
Bouches-du-Rhône aura été, avec ceux d’Île-de-France, celui qui aura ouvert le plus
grand nombre de places durant cette première phase de gestion de la crise
sanitaire. Conformément aux instructions du ministre du Logement, aucune remise à la rue n’a été opérée en juin à la suite du déconfinement. La baisse de l’occupation
hôtelière est la conséquence de l’orientation des personnes sur des places d’hébergement plus durables ou à leur sortie volontaire du dispositif hôtelier. Ainsi, à la veille de la mise en œuvre du couvre-feu pour la métropole d’Aix-Marseille le 17 octobre, 727 personnes étaient encore hébergées à l’hôtel. Depuis, 121 chambres supplémentaires ont été louées dans cinq hôtels à Marseille. Ainsi, 900 personnes sont accueillies à ce jour à l’hôtel, soit 173 personnes supplémentaires. Le travail de prospection continue et devrait permettre de mobiliser 180 chambres et 67 studios supplémentaires (dont 33 à partir du 1er décembre) répartis dans neuf autres hôtels, en cours d’expertise et/ou de conventionnement.

Les centres d’hébergement
En plus des 1 117 places d’hébergement d’urgence existantes -650 en Centres
d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) et 467 hors CHRS-, 91 places
supplémentaires ont été créées dans le courant du second trimestre. « 60 autres places financées par l’État, pour les personnes isolées à la rue, vont ouvrir fin novembre. » Deux autres projets sont par ailleurs en cours d’élaboration, en partenariat avec la ville de Marseille : 40 places pour une ouverture envisagée dans le courant du mois de novembre ; 60 places qui pourraient accueillir prioritairement des femmes victimes de violences ou des mères avec enfants (probablement dans le courant du mois de décembre).

Un million de masques distribués
Enfin, depuis mars dernier, et à Marseille en particulier, un million de masques
chirurgicaux ont été distribués par l’État aux publics vulnérables, via les
associations de l’action sociale et de l’hébergement d’urgence. « Cet effort en
matière de protection des personnes en situation de grande précarité sera
poursuivi au cours des prochaines semaines grâce à la mobilisation de stocks
nationaux.
 » Par ailleurs au mois de septembre, l’État a financé la distribution de 1 823 328 masques lavables adressés par La Poste aux 300 000 habitants du département,
bénéficiaires de la complémentaire santé (CSS) et de l’aide médicale d’État (AME)
à raison de 6 masques par personne. La très grande majorité des bénéficiaires se
trouvait dans la ville de Marseille.

L’aide alimentaire
Depuis le début de la crise sanitaire, « l’aide alimentaire est l’une des priorités des
services de l’État
 ». Des mesures rapides pour assurer l’accès à l’aide alimentaire des plus démunis ont été mises en œuvre, « dans un premier temps, au bénéfice des personnes vivant à la rue ou logées en hôtel, puis à destination des personnes habitant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) ».
Depuis le début du premier confinement, ont été distribués :
- jusqu’à 3 600 repas par jour à la rue et en hébergement d’urgence ;
- cinq tonnes de denrées par semaine dans les camps, squats et bidonvilles, au plus
fort de la crise ;
- jusqu’à 90 tonnes de denrées par semaine réparties par la Banque alimentaire
dans les QPV (contre 60 en moyenne habituellement) au bénéfice de près de 180
associations du département ;
- des chéquiers État pour les personnes à la rue et habitant les QPV.

Depuis la mise en œuvre du couvre-feu et du deuxième confinement, la coordination de l’aide alimentaire associant l’État, le réseau associatif et les collectivités locales a été réactivée, sous l’égide de Marie Aubert, préfète pour l’égalité des chances. Il est ainsi envisagé « d’augmenter de 500 le nombre de repas distribués à la rue pour le porter à 2 500. » Afin d’assurer l’approvisionnement nécessaire auprès de la Banque alimentaire, les habilitations provisoires aux associations qui souhaiteront s’investir seront accordées dans les limites des possibilités d’approvisionnement de la Banque
alimentaire, que l’État s’attachera à soutenir de nouveau. « Au final, depuis le mois de mars, ce sont plus de 6 millions d’euros qui auront été dépensés par l’État au bénéfice de l’aide alimentaire en faveur des plus démunis dans l’ensemble du département des Bouches-du-Rhône. »
La rédaction

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