À Marseille, le Printemps Marseillais veut « reprendre le terrain » face au narcotrafic avec dix mesures

Dans la foulée de l’annonce du soutien d’Amine Kessaci à Benoît Payan et de sa candidature sur les listes du Printemps Marseillais, le rassemblement de la gauche, des écologistes et des citoyens remet la lutte contre le narcotrafic au centre de son projet et présente dix mesures articulées autour de quatre piliers, entre sécurité de proximité, renforcement des services publics, soutien aux acteurs de terrain et prévention.

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Benoît Payan candidat à sa succession à la tête de Marseille © Joël Barcy

Le Printemps Marseillais affirme vouloir compléter l’action de l’État, appelé à mener « avec toute sa force » la lutte contre les réseaux de narcotrafic. Dans son communiqué, le mouvement défend une stratégie dite « globale », destinée à « protéger les habitants, les familles » et à agir « concrètement dans tous les quartiers ».

Quatre piliers : sécurité, services publics, terrain et prévention

Première orientation mise en avant : la sécurité de proximité. Le Printemps Marseillais annonce l’objectif de porter les effectifs de la police municipale à 1 600 agents au cours du prochain mandat, après un doublement entre 2020 et 2026. Le mouvement propose également d’installer un poste de police municipale dans chaque arrondissement. Enfin, il souhaite signer un nouveau contrat de sécurité avec l’État et dit exiger le retour d’une Préfecture de police de plein exercice.

Deuxième volet : le renforcement du service public. Le communiqué indique prévoir l’implantation, dans chaque quartier, d’un centre de santé et d’un guichet de proximité pour faciliter l’accès aux services publics. Autre mesure annoncée : un rééquilibrage de l’offre de formation au sein de la Métropole, avec la création d’un Campus des métiers (mer, aéronautique, néo-industries) qui serait implanté dans les quartiers Nord.

Protéger les familles, mobiliser les biens saisis et soutenir les associations

Le troisième pilier porte sur l’accompagnement des acteurs de terrain. Le Printemps Marseillais dit vouloir mettre à l’abri toutes les familles de victimes, via la signature d’une charte du relogement associant l’ensemble des bailleurs. Le mouvement propose également de récupérer les biens saisis aux trafiquants afin de les « mettre au service des habitants ». Il évoque enfin une rénovation urbaine conduite avec les habitants, ainsi qu’un soutien renforcé aux associations et aux centres sociaux.

Dernier axe : la prévention dès le plus jeune âge. Le communiqué insiste sur la volonté de transformer l’espace public pour le rendre plus favorable à la sécurité (éclairage, aménagements, équipements), en particulier à proximité des écoles. Le Printemps Marseillais met aussi en avant une exigence « d’exemplarité » de la Ville et de la Métropole en matière d’insertion, avec l’accueil de stagiaires issus de tous les quartiers et un engagement « contre toutes les formes de discriminations ».

« Une ville qui protège et qui prend soin »

En conclusion, le Printemps Marseillais souligne une ambition politique plus large : garantir, selon ses termes, « le droit d’habiter une ville qui protège » et « qui prend soin de tous ses enfants », en offrant « un service public digne » et les conditions d’une ville « plus sûre, plus juste et plus solidaire ».

La rédaction

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