Publié le 10 avril 2026 à 21h57 - Dernière mise à jour le 10 avril 2026 à 21h57
Réunie autour de ses premiers temps forts ce week-end, la Biennale d’Aix 2026 ouvre officiellement sa troisième édition. Pendant plusieurs mois, la ville va se transformer en terrain d’expérimentation artistique, mêlant patrimoine et création contemporaine dans un dialogue permanent. Pensée comme un mouvement plus que comme un simple événement, cette nouvelle édition – avec l’Italie comme pays invité – entend une nouvelle fois brouiller les frontières entre les lieux, les disciplines et les publics.

Un lancement entre expositions et spectacle urbain
La Biennale entre dans le vif du sujet dès ce samedi 11 avril avec une séquence inaugurale dense.
Deux expositions ouvrent le bal : à 16h, vernissage de l’exposition: « La chute, histoire d’un châtiment silencieux ? » de Fabien Leaustic, à la Chapelle des Andrettes et à 16h30 de l’exposition « Au cœur du tendre » d’Aurélie Sicas, à la Galerie Ramand.
Le lancement officiel se poursuivra au Cloître des Oblats à 16h40 avec les prises de parole de Sophie Joissains, maire d’Aix-en-Provence et de Galyna Zhukova, Directrice Générale Adjointe du Crédit Agricole Alpes Provence, mécène de l’événement avant de laisser place au spectacle inaugural. De 17h30 à 19h30, le Collectif XY investira le haut du Cours Mirabeau avec « Élévations », une performance aérienne et spectaculaire pensée pour l’espace public.
Une Biennale conçue comme une expérience urbaine
Au-delà de ce week-end d’ouverture, la Biennale s’inscrit dans une logique plus large : faire sortir l’art de ses cadres traditionnels pour l’ancrer dans la ville. Musées, chapelles, jardins, places emblématiques comme le Cours Mirabeau ou la Rotonde, mais aussi équipements de proximité deviennent les supports d’interventions artistiques. L’ambition affichée est de décloisonner . Décloisonner les disciplines, les publics, mais aussi les usages de la ville. Ici, l’art contemporain ne s’impose pas comme une rupture, mais comme un prolongement du patrimoine, avec lequel il dialogue en permanence.
Un rythme étiré pour changer le rapport à la culture
La programmation se déploie sur plusieurs mois, en deux temps : une première séquence du printemps à l’été, puis un second volet à l’automne. Ce choix rompt avec la logique d’événement concentré. Il permet aux œuvres de s’installer dans la durée et aux habitants de s’approprier progressivement la Biennale. Une manière d’encourager une expérience plus immersive, moins instantanée.
Une programmation ouverte et accessible
Concerts, performances, expositions, ateliers participatifs : la Biennale multiplie les formats, avec une volonté affirmée d’ouverture. La majorité des propositions est en accès libre, pour toucher un public élargi et ne pas réserver la création contemporaine aux seuls initiés.
Des artistes invités qui structurent le parcours
Parmi les propositions marquantes, la carte blanche confiée à l’artiste Jeanne Vicerial illustre cette approche. Son travail, déployé sur plusieurs sites emblématiques, explore les transformations du corps à travers des œuvres mêlant textile, sculpture et performance. Le parcours traverse plusieurs lieux patrimoniaux, du Pavillon de Vendôme au musée Granet, en passant par la Chapelle de la Visitation, créant un dialogue entre œuvres contemporaines et collections historiques. D’autres artistes et collectifs viennent compléter cette programmation, à l’image du Collectif XY ou encore d’artistes internationaux invités dans le cadre d’une édition qui fait également la part belle à l’Italie, pays invité.
Une ville entièrement mobilisée
Des dizaines de lieux participent à l’événement : musées, théâtres, bibliothèques, centres sociaux ou espaces publics. Ce maillage territorial est au cœur du projet. Il permet d’inscrire la création dans tous les espaces de la ville, y compris les plus éloignés des circuits culturels traditionnels.
Une autre manière de faire événement culturel
En filigrane, la Biennale d’Aix propose une réflexion sur le rôle même de la culture dans la ville. Moins de centralisation, plus de circulation. Moins de vitrine, plus d’expérience. Plus qu’un événement, c’est un mouvement artistique qui s’installe, avec l’ambition de transformer durablement le regard porté sur Aix-en-Provence.
Des artistes invités qui structurent le parcours
Parmi les propositions marquantes, la carte blanche confiée à l’artiste Jeanne Vicerial illustre cette approche. Son travail, déployé sur plusieurs sites emblématiques, explore les transformations du corps à travers des œuvres mêlant textile, sculpture et performance. Le parcours traverse plusieurs lieux patrimoniaux, du Pavillon de Vendôme au musée Granet, en passant par la Chapelle de la Visitation, créant un dialogue entre œuvres contemporaines et collections historiques. D’autres artistes et collectifs viennent compléter cette programmation, à l’image du Collectif XY ou encore d’artistes internationaux invités dans le cadre d’une édition qui fait également la part belle à l’Italie, pays invité.
Agenda (sélection)
Temps fort – printemps / début d’été
- 30 mai : Bal d’Encagnane (moment festif)
- 6 juin : Performances et spectacles (Caravane – Cie Grenade, Dream – Sciarroni)
- 7 juin : Ateliers et spectacles participatifs
- 12 juin : Focus Vasarely (spectacle, mapping, DJ set)
- 13 juin : Lancement de plusieurs expositions majeures
Expositions majeures
- Incarnation – Jeanne Vicerial (13 juin → 4 octobre)
- La Moda – Marino Parisotto (13 juin → 31 juillet)
- Projet pour une révolution – Vasarely et l’architecture (12 juin → 1er novembre)
Informations pratiques
- Accès majoritairement gratuit
- Programmation sur plusieurs sites à Aix-en-Provence
- Infos : biennale-aix.fr




