Défense animale. PETA obtient l’arrêt d’expérimentations sur des lapins menées depuis près de vingt ans en Suède

Publié le 31 mai 2026 à 10h55 - Dernière mise à jour le 31 mai 2026 à 10h55

L’association de défense animale PETA annonce l’arrêt anticipé d’un programme de recherche mené sur des lapins à l’institut Karolinska, en Suède. Selon l’organisation, ces expérimentations, financées par des organismes américains, étaient conduites depuis près de vingt ans et auraient concerné au moins 127 animaux au cours des cinq dernières années.

Destimed Lapin
(Photo PETA)

L’association de défense animale PETA salue l’arrêt anticipé d’un programme d’expérimentations mené sur des lapins à l’institut Karolinska, en Suède. Selon l’organisation, cette décision intervient cinq mois avant la date prévue à la suite d’une plainte déposée par PETA États-Unis auprès des National Institutes of Health (NIH) américains, qui finançaient ces recherches.

D’après les informations communiquées par l’association, des expérimentateurs, pour provoquer des lésions, ont brisé la colonne vertébrale de lapins, leur ont injecté des substances dans le cerveau et dans la moelle épinière et leur ont implanté des électrodes dans les muscles dans le cadre d’une étude visant à étudier la posture humaine. PETA affirme que ces recherches ont été conduites pendant près de vingt ans. L’organisation indique également que des documents obtenus dans le cadre de ses investigations montreraient des lapins souffrant de douleurs importantes et restant plusieurs semaines dans leurs cages sans prise en charge adaptée. Selon l’association, au moins 127 lapins auraient été utilisés dans ces expérimentations au cours des cinq dernières années. « Plus aucun lapin n’aura à subir une telle cruauté à l’institut Karolinska », se félicite PETA dans un communiqué. « Les lapins sont des animaux sociaux qui tissent des relations fortes avec leurs congénères. Ce ne sont pas de simples tubes à essais disponibles pour les expérimentations.»

L’annonce relance le débat sur l’expérimentation animale et sur la recherche de méthodes alternatives. Les associations de protection animale plaident depuis plusieurs années pour un recours accru aux technologies de modélisation, aux cultures cellulaires ou encore aux outils numériques permettant de limiter l’utilisation d’animaux dans les protocoles scientifiques. Pour PETA, cette décision constitue une victoire symbolique dans un combat engagé depuis de nombreuses années contre certaines pratiques expérimentales jugées particulièrement invasives.

L’institut Karolinska, l’un des centres de recherche médicale les plus prestigieux d’Europe, n’a pas réagi aux déclarations de l’association au moment de la diffusion de cette annonce.

 

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