Élections européennes. Clément Beaune à Marseille : « Nous avons un besoin massif d’Europe »

Publié le 17 avril 2024 à  19h32 - Dernière mise à  jour le 23 avril 2024 à  10h13

Besoin d’Europe (Renaissance, Modem, Horizons et Parti Radical), trace son chemin à Marseille, après samedi Valérie Hayer, tête de liste, c’était au tour de Clément Beaune, député Renaissance, porte-parole de la liste de Besoin d’Europe, ancien ministre délégué aux Affaires Européennes et Sylvain Maillard, député Renaissance et Président du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale de venir faire campagne dans la cité phocéenne.

 

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Clément Beaune, député Renaissance, porte-parole de la liste Besoin d’Europe, et Sylvain Maillard, député Renaissance et Président du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, en campagne à Marseille (Photo Michel CAIRE)

.Les députés du territoire ouvrent le débat. Lionel Royer-Perreaut, donne le ton à cette rencontre. Selon lui ces élections européennes arrivent dans un contexte de crises telles qu’ « elles s’inscrivent dans un choc civilisationnel ».  «Les sondages je n’y crois pas. Aux dernières municipales on nous prédisait une voie royale et on a vu le résultat », indique Didier Parakian . « Quand on voit tous les conflits en cours il faut revenir aux fondamentaux. l’Europe a été construite pour arrêter de s’entretuer. Et l’Europe a rempli cette mission comme elle a fait progresser nombre de pays. Et l’Europe ne doit pas quitter ce chemin », insiste Mohamed Laqhila.

Clément Beaune rappelle : « Nous avons, dans les crises que nous connaissons, un besoin massif d’Europe. Et nous sommes, dans la diversité de la majorité, les plus Européens ». « Pour ne donner qu’un exemple, poursuit-il,  l’écologie en Europe c’est nous, c’est la taxe carbone aux frontières, des aides supplémentaires aux agriculteurs, c’est le soutien européen à l’énergie nucléaire ». Il rappelle: « Nous étions favorables à Frontex, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, contrairement au RN qui maintenant se dit pour depuis qu’il a récupéré Fabrice Leggeri, ancien directeur de Frontex qui a démissionné en 2022 après avoir subi nombre de critiques de l’Europe sur son action. En ce qui nous concerne nous n’avons pas changé de position, nous sommes toujours favorables à Frontex et nous souhaitons passer de 10 000 gardes-frontières européens à 20 ou 30 000 ».  «Nous n’avons pas à rougir de ce que nous avons fait pour l’Europe par rapport aux listes de droite comme de gauche », juge l’ancien ministre qui insiste : « Nous avons vraiment besoin d’Europe et, dans ce contexte, le vote utile c’est nous, car c’est nous qui portons l’influence française en Europe, pas les autres». Il ajoute que « le combat pour l’Europe peut être parfois difficile. Dans ces moments je vous invite à penser au ministre Robert Schuman qui a créé, en 1951, la communauté européenne du charbon et de l’acier, peu après la fin de la seconde guerre mondiale. C’était un projet fou et magnifique et quand je vois que les Ukrainiens, attaqués par la Russie, se défendent et, dans le même temps, dépose un dossier d’adhésion à l’Europe, je me dis que cela doit nous rappeler l’essentiel ».

Najat Akodad, cofondatrice et trésorière de Renew Europe France précise : « Lorsque je me suis présentée en 2019 on m’a dit que j’étais naïve. Nous proposions une taxation minimum en Europe. « Impossible », me disait-on. Elle existe. Comme nous avons obtenu une taxation des Gafa, ou encore des actions en matière de lutte contre le travail forcé ».

Clément Beaune reprend : « C’est vrai que l’Europe n’est pas parfaite. Mais, en démocratie, quand il en va ainsi, on ne se détourne pas, on vote. Et bien mobilisons-nous pour améliorer l’Europe. Mais mesurons que l’Europe est dans nos vies, elle est à l’AMU, dans le Grand Port maritime, dans le contrat de plan Etat-Région, elle est chez l’artisan, elle est chez nous tous ».

Sylvain Maillard avance : « L’Europe c’est mon ADN. Et, pour moi, il faut que chacun vive une expérience européenne. Dans ce cadre je crois beaucoup à l’Erasmus de l’apprentissage que nous lançons et qui va prendre de l’ampleur». Puis d’en venir à la politique nationale : « Nous avons trois projets de loi importants à voter : la réforme agricole, la loi sur la fin de vie et puis nous portons l’idée de réforme de la loi PLM (Paris Lyon Marseille). Nous proposons un scrutin à deux urnes, l’une pour élire le conseil municipal, l’autre pour élire le conseil d’arrondissement ».

Michel CAIRE

 

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