France Travail. Les psychologues de Paca en grève pour défendre leurs conditions d’exercice

Publié le 20 septembre 2026 à 19h42 - Dernière mise à jour le 20 septembre 2026 à 19h42

Les psychologues de France Travail en Provence-Alpes-Côte d’Azur seront en grève le 24 septembre. Ils se rassembleront dès 8h30 devant la direction régionale pour dénoncer la suppression de l’animation régionale de leur métier et la baisse de leurs effectifs. Une mobilisation qui traduit un malaise plus profond autour de leurs conditions d’exercice et de l’organisation de leur profession au sein de France Travail.

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Les psychologues de France Travail en PACA seront en grève le 24 septembre pour défendre leurs conditions d’exercice et réclamer des effectifs à la hauteur des besoins. Illustration générée par IA

Des réunions professionnelles supprimées

Présents au sein de l’institution depuis 2010, les psychologues du travail ont connu plusieurs réorganisations. En 2017, leur répartition dans les agences avait notamment entraîné l’éclatement des collectifs professionnels. L’animation régionale du métier avait toutefois été maintenue, comme elle existait auparavant à l’Afpa puis à Pôle emploi. C’est sa remise en cause qui provoque aujourd’hui leur mobilisation. La direction régionale a supprimé les réunions techniques bimestrielles qui réunissaient en présentiel, pendant une journée, les psychologues des différents territoires.

Pour les professionnels mobilisés, ces rencontres ne constituaient pas de simples réunions internes. Elles permettaient d’échanger sur les questions réglementaires et déontologiques, les écrits professionnels ou les outils utilisés, mais aussi d’adapter les pratiques aux besoins rencontrés sur le terrain. Elles jouaient également, selon eux, un rôle dans la formation continue et la prévention de l’isolement professionnel.

Les psychologues estiment par ailleurs que cette nouvelle organisation réduit fortement le rôle de l’animateur régional, notamment dans ses missions de régulation, de cadrage du métier et de remontée des besoins constatés localement. La quasi-totalité des psychologues de la région aurait adressé un courrier au directeur régional pour contester cette décision. Plusieurs autres courriers auraient ensuite été envoyés afin d’obtenir un bilan de la nouvelle organisation et demander son réexamen.

Une dizaine de postes perdus en moins de dix ans

Au-delà de cette réorganisation, les effectifs constituent l’autre motif majeur de la grève. Les psychologues affirment qu’une dizaine de postes ont disparu en Provence-Alpes-Côte d’Azur en moins de dix ans et craignent de nouvelles réductions, notamment dans les sites qui comptent encore deux psychologues. Ils font état de sites « sous-dotés » au regard de la charge de travail et évoquent des situations de surcharge, de pression et de mal-être. Selon leur communiqué, la direction régionale aurait été alertée à plusieurs reprises sur cette situation depuis 2021. Les professionnels dénoncent également la suppression de leurs séminaires régionaux.

Le conflit s’est encore tendu après une visioconférence organisée le 25 mars dernier. Les psychologues reprochent à la direction régionale d’avoir modifié l’ordre du jour, de ne pas avoir réellement répondu à leur demande de bilan et dénoncent la manière dont certains participants auraient été interpellés lorsqu’ils ont pris la parole. Ils considèrent désormais être placés dans une situation de « travail empêché ».

« Exercer notre métier »

Le 24 septembre, les grévistes demanderont donc le rétablissement des réunions techniques dans leur organisation antérieure, en présentiel, ainsi que des effectifs qu’ils jugent adaptés aux besoins. Derrière ces revendications professionnelles, ils mettent également en avant la qualité de l’accompagnement proposé aux demandeurs d’emploi. Leur mot d’ordre résume leur mobilisation : « Notre seule revendication : exercer notre métier ! » Pour les psychologues mobilisés, défendre leurs conditions d’exercice revient aussi à défendre « la qualité de service que France Travail doit à ses usagers ».

La rédaction

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