Publié le 18 octobre 2017 à 22h25 - Dernière mise à jour le 28 octobre 2022 à 17h42
Avant d’avancer que la volonté gouvernementale est de «tendre vers deux niveaux seulement d’administrations territoriales en dessous de l’échelon régional». Avec comme méthode la fusion massive de départements, entre eux, et avec d’autres échelons. «Dans notre département des Bouches-du-Rhône, poursuivent-ils, après le passage en force vers la Métropole cette fusion, sans concertation, aurait des conséquences graves pour les populations.»
Une nouvelle remise en cause de la décentralisation et de la démocratie
«Le chef de l’État jure, poursuit le groupe communiste, faire de la lutte contre la fracture territoriale une « priorité », mais le résultat de son plan sera de franchir une nouvelle étape de déconstruction de l’égalité républicaine. Il va, en effet, accroître les inégalités entre territoires et donc de faire apparaître une France encore plus fracturée. Les départements constituent un échelon indispensable dans la vie quotidienne de chacune et de chacun.»
Une Métropole qui doit prendre le temps pour être utile à la population
Pour les communistes, « la métropole est incapable d’assumer la gestion des équipements communautaires, de faire face à la dette générée, de répondre aux besoins de services publics et aux missions premières qui lui ont été confiées en matière de transports, de développement économique et d’environnement. D’autant que derrière le discours de refus tenu depuis deux ans, la Présidente du Conseil départemental prépare cette fusion en se déclarant candidate à la présidence de la métropole pendant que sa majorité fait exploser l’endettement du Conseil départemental qui va passer de 450 millions d’euros lors de leur arrivée à 1 milliard 200 millions d’euros en 2019 !»
Si les institutions de la Ve République ont fait leur temps, «ce n’est pas en supprimant l’échelon départemental que nous redonnerons du sens à l’action publique et à une bonne gestion des biens publics et nous redynamiserons la démocratie», assurent-ils considérant que dans le cadre d’une VIe République, fondée sur une démocratie moderne pleinement participative, citoyenne, dans une France débarrassée de la tutelle des marchés financiers, «le département doit continuer d’exister.»
DESTIMED