L’Iran est secoué depuis cinq jours par des manifestations contre la vie chère et le régime. Après les commerçants, la colère a gagné les universités et pris un tournant politique. Les protestataires scandent des slogans à l’adresse du pouvoir, mais aussi des forces de l’ordre.
La vague de protestation contre la flambée des prix se poursuit en Iran. Le mouvement a débuté dimanche par une grève et des manifestations de commerçants à Téhéran, rapidement rejoints par des étudiants dans plusieurs universités. Même si l’ampleur de ces manifestations n’a pas encore atteint celles qui ont suivi la mort de Mahsa Amini en 2022, le mécontentement paraît aujourd’hui plus généralisé. Au moins six personnes sont mortes jeudi 1ᵉʳ janvier lors d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, selon les médias locaux.
“Ni Gaza, ni le Liban, que ma vie soit sacrifiée pour l’Iran”: Entendu dans de nombreuses vidéos, ce slogan, repris par les manifestants dans les premiers jours de protestation, reflète la colère croissante contre la politique étrangère iranienne. En rejetant le soutien du régime islamique au Hamas et au Hezbollah, les manifestants remettent en question des décennies d’engagement régional, le fait que ces alliances mobilisent des ressources au détriment des besoins internes, alors que l’Iran traverse une grave crise économique.
