Ils n’ont sans doute jamais été accueillis dans un espace aussi restreint. Jean-Pierre Farandou, le ministre du travail et Vincent Jeanbrun, le ministre de la ville, se sont retrouvés dans un appartement de la cité Airbel (11e) pour mesurer l’impact du dispositif « Job’appart ». Le concept avancé étant d’accueillir la population du secteur, au plus près de chez elle, pour un retour à l’emploi.

Au coeur de la cité

Le but de job’appart est d’aller au plus près de ceux qui sont éloignés de l’emploi. Dans un appartement, depuis un mois et demi, une permanence est installée quotidiennement. France travail, mission locale ou employeurs s’y retrouvent pour rencontrer tous ceux qui franchissent le seuil. « La base c’est d’aller les chercher où ils sont, chercher les personnes qui sont les plus éloignées de toutes les structures de l’emploi, indique Danielle Andréani, la directrice régionale du cabinet Nes&cités. Et ça marche très très très bien. On a déjà près de 80 personnes qui en un mois et demi sont venues. On a déjà 7 recrutements et 5 en cours de recrutement. »
Aller sur le terrain

Le principe de job’appart ce n’est pas d’attendre le client mais d’aller vers lui, d’aller vers ces jeunes qui traînent au pied des immeubles, voire près des points de deal. C’est le rôle de Nawfel Gasmi, chargé de mission au sein de Job’appart. « Je vais dans le centre social, les associations de quartiers, sur le stade de foot, j’ajoute les jeunes sur les réseaux sociaux. J’essaie de créer un lien et d’embarquer ceux qui ont la flemme. Ils peuvent m’appeler n’importe quand. »
Reconquête républicaine
« Nous on utilise l’emploi comme un outil de reconquête républicaine des quartiers, précise Abdel Belmokadem, le fondateur du cabinet Nes&cités. L’idée elle est là. Quand nous, nous occupons l’espace, ce ne sont pas les autres qui l’occupent.»
Les deux ministres sont repartis avec des idées plein la tête. Trois autres « Job’appart » doivent être mis en place à Marseille.
Joël BARCY



