Marseille. La candidate Vassal veut interdire le carnaval de la Plaine qui se tiendra au mois de mars

La candidate de la droite et du centre, Martine Vassal est absente, mais l’ancienne garde comme la nouvelle sont présentes pour cette conférence de presse. Bruno Gilles, tête de liste dans les 4e-5e arrondissements, Catherine Pila, qui porte les couleurs de « Marseille je t’aime » dans les 6e-8e, ainsi que le directeur de campagne Romain Simmarano -également tête de liste dans les 1er-7e- tapent du poing sur la table. « Nous demandons, au nom de Martine Vassal, l’annulation pure et simple du carnaval de la Plaine, prévu le 22 mars, jour du second tour des municipales. »

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Bruno Gilles, tête de liste dans les 4e-5e arrondissements, Catherine Pila, qui porte les couleurs de « Marseille je t’aime » dans les 6e-8e, Romain Simmarano -également tête de liste dans les 1er-7e- © Joël Barcy

Droit d’alerte

« Ce week-end à Lyon, nous avons eu un exemple de ce qui peut arriver de catastrophique, alerte Romain Simmarano. Des bandes factieuses d’extrême gauche et d’extrême droite risquent de s’affronter dans le contexte de la mort du jeune Quentin, et cela, on ne peut pas le tolérer à Marseille. » Fort de ce constat, le directeur de campagne exige d’anticiper : « Nous demandons au maire et au préfet de prendre leurs responsabilités et d’annuler -d’interdire- la tenue de ce carnaval de la Plaine. Marseille ne peut pas devenir l’otage de ces bandes-là. Marseille ne peut pas donner, le jour du second tour, l’image d’une ville qui laisserait s’installer ce qu’on peut imaginer de pire en politique, et de pire en termes de violence, tout court. »

« Évolution dramatique »

Bruno Gilles, ancien maire du secteur enfonce le clou. « J’ai connu une vingtaine de carnavals et j’ai pu être le témoin de l’évolution dramatique de cette manifestation qui est, je vous le rappelle, un carnaval qui n’est pas déclaré. » Mais selon la tête de liste on peut anticiper et « interdire par arrêté toute manifestation ce jour-là. » « Nous avons depuis 6 ans dénoncé les exactions lors de cette manifestation, enchaîne Catherine Pila, la présidente de la RTM. C’est une manifestation sauvage, illégale, une manifestation qui peut regrouper des familles pour ce moment de gaité et qui se retrouvent parmi des groupuscules qui sont là pour détruire.» Puis elle accuse « des élus du Printemps marseillais participent même à cette manifestation parfois avec leur écharpe tricolore. »

« Une catastrophe historique »

« Notre responsabilité est de protéger les familles et de demander l’interdiction de ce carnaval », conclut Romain Simmarano. Le préfet n’aurait-il pas pu prendre cette décision lui-même ? « Notre rôle est d’anticiper répond la tête de liste du 1-7. Ce carnaval peut devenir le 22 mars une catastrophe historique pour notre ville et nous voulons l’empêcher de se produire. » Le préfet sera-t-il aux ordres de Martine Vassal ? L’avenir le dira.

Joël BARCY

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