Marseille : le cinéma ukrainien résiste à la guerre à travers son festival

Publié le 9 avril 2026 à 8h24 - Dernière mise à jour le 9 avril 2026 à 8h24

Une figure emblématique du cinéma a honoré le festival Franco-Ukrainien à la maison des associations. Galina Sulima, co-présidente du festival, a joué dans de nombreux films. Dans « Un automne si tardif, si doux » elle incarne une jeune femme revenant s’installer au pays après avoir vécu au Canada. Si elle est à Marseille, c’est pour promouvoir le cinéma de son pays, où de nombreux artistes et réalisateurs sont aujourd’hui au front.

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L’actrice Galina Sulima était à Marseille dans le cadre du festival Franco-Ukrainien dont elle est la co-présidente © Joël Barcy

Un cinéma dans la guerre

 « Il est très difficile de faire du cinéma aujourd’hui en Ukraine pendant la guerre, concède Galina Sulima. De nombreux réalisateurs sont au front pour défendre leur pays. Aussi c’est très important de montrer au monde quelques films à travers des festivals comme celui-ci. C’est un grand honneur d’être à Marseille. »

« Schizophrénie lente »

Le festival a offert des films choc comme « Diagnosis : dissent ». Un film sur «la schizophrénie lente » en Union soviétique. Un concept totalement inventé qui permettait de maintenir dans des pseudo hôpitaux psychiatriques ceux qui ne respectaient pas la ligne ou se situaient en marge. Un film coup poing où l’individu est confronté à un choix cornélien : sauver sa famille et se plier au régime ou résister et défendre son idéal avec le risque de rester enfermer des années dans cet univers médico-concentrationnaire. Deux millions de personnes auraient été enfermées pour « schizophrénie lente. »

Pour les spectateurs un encouragement à résister au régime de Poutine

Reportage Joël BARCY

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