Publié le 19 juillet 2026 à 17h59 - Dernière mise à jour le 19 juillet 2026 à 18h12
Chevalier de l’ordre national du Mérite, le docteur François Paoli est décédé dans la nuit du 15 juillet à l’âge de 82 ans. Plus jeune bachelier de France de son époque, chanteur du groupe marseillais Les 5 Gentlemen avant de devenir médecin, il aura surtout consacré sa vie à ses patients. Pédiatre puis généraliste, il incarnait une médecine de proximité où le diagnostic, l’écoute et la disponibilité comptaient autant que les traitements.

Marseille perd l’un de ses médecins de famille
Avec la disparition du docteur François Paoli, Marseille perd bien davantage qu’un médecin. Elle perd l’une de ces figures qui ont accompagné la vie de milliers de familles, parfois sur quatre générations. Chevalier de l’ordre national du Mérite, il s’est éteint dans la nuit du 15 juillet, à l’âge de 82 ans.
Rien ne le destinait pourtant exclusivement à la médecine. Plus jeune bachelier de France de son époque, François Paoli avait d’abord vécu une aventure musicale. Chanteur et guitariste des 5 Gentlemen, groupe marseillais de rock formé en 1964, il connaît le succès avec Dis-nous Dylan en 1966. Cette popularité lui ouvre les portes de l’Italie et de l’Angleterre, où le groupe enregistre sous le nom de Darwin’s Theory, avant de se séparer en 1968.
Il choisit alors une autre voie : celle de la médecine. Pédiatre puis généraliste, il devient au fil des décennies le médecin de plusieurs générations de Marseillais. Mais ceux qui l’ont connu se souviendront surtout d’un praticien d’une rare humanité. D’une époque où un médecin n’hésitait pas à quitter son cabinet à toute heure du jour ou de la nuit pour aller au chevet d’un patient. D’un professionnel qui savait rassurer autant que soigner.
Ses patients évoquent également un remarquable clinicien. À une époque où l’imagerie médicale n’avait pas pris la place qu’elle occupe aujourd’hui, François Paoli s’appuyait avant tout sur l’examen clinique, l’observation et l’écoute. Beaucoup reconnaissaient en lui ce que l’on appelle un « médecin au diagnostic sûr », capable de poser les bonnes questions et d’orienter rapidement ses patients.
Sa disparition laisse le souvenir d’une certaine idée de la médecine : une médecine de proximité, profondément humaine, où la relation avec le patient occupait une place essentielle.
La rédaction de Destimed présente ses sincères condoléances à son épouse, ses enfants et petits-enfants, à ses proches ainsi qu’à tous ceux qui ont eu le privilège de le connaître. Pour beaucoup, il était le docteur Paoli. Pour moi, il était simplement « le Doc ». Merci pour votre bienveillance, votre écoute, votre disponibilité et tous ces diagnostics qui rassuraient autant qu’ils soignaient.
Au revoir, le Doc.
Patricia Caire
La cérémonie religieuse sera célébrée ce lundi à 10 heures en la basilique du Sacré-Cœur, à Marseille, avant une inhumation le lendemain à Lumio, en Corse.



