Municipales 2026. Sondages contestés, salle surchauffée : Vassal et Muselier affichent l’unité

À sept semaines du scrutin, Martine Vassal, a voulu afficher sa détermination et sa force de mobilisation à Marseille en lançant un comité de soutien revendiquant 6 000 membres. Dans une salle surchauffée, la candidate de l’union droite et du centre a martelé «je ne lâcherai rien», ciblant à la fois le maire sortant et le RN, tandis que Renaud Muselier a appelé à relativiser les sondages et à compléter le discours sécuritaire par un volet social.

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La candidate à la mairie de Marseille, Martine Vassal entourée du président de Région Renaud Muselier et d’un panel de ses soutiens © Joël Barcy

« Je ne lâcherai rien » : la riposte de Martine Vassal

« Quand on est porté par une ambition, une vision et des personnalités, on ne peut que réussir. En tout cas, sachez une chose : je ne lâcherai rien », assure d’emblée Martine Vassal lors du lancement de son comité de soutien, qui revendique quelque 6 000 membres. Malmenée dans les sondages -contestés par son entourage- la candidate de l’union de la droite et du centre veut montrer qu’il faut compter sur elle dans cette campagne. Et cette soirée a eu des allures de bol d’air : l’occasion de se retrouver, de communier avec les siens et de repartir à bloc, alors que la bataille reste ouverte.

Le RN dans le viseur : «Marseille n’est pas un laboratoire»

Jusqu’à présent Martine Vassal s’en est pris essentiellement au maire sortant, Benoît payan  mais hier soir elle a taclé le candidat du RN qui a tendance à lui prendre des voix dans les sondages. « Franck Allisio c’est un leurre, un grand voyageur qui a tout essayé. Madame Boyer elle l’a battu 5 fois et comme elle l’a battu 5 fois alors la sixième il est parti à Marignane. »Elle met en garde contre une réplique de la politique nationale à Marseille. « Ici c’est un combat local, ce n ’est pas un combat national. Nous ne sommes pas dans un laboratoire, les Marseillais ne sont pas des rats de laboratoire. On ne veut pas d’expérience, on veut un avenir pour notre ville. Notre mission c’est de sauver Marseille ! »

Muselier temporise : sécurité, oui… mais aussi social

Peu favorables à la candidate, les sondages ont néanmoins été relativisés par Renaud Muselier (Renaissance), président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, venu rassurer les troupes. « Ne vous laissez pas impressionner par les sondages, tout ça n’est pas grave. Croyez en vous, en votre destin dans votre ville, en nos candidats », a-t-il lancé. Il est ensuite revenu sur le programme de Martine Vassal, centré sur la sécurité, en souhaitant y apporter quelques nuances : « Oui, il faut de la sécurité. Oui, je soutiens la police. Oui, il faut plus de caméras. Mais il faut aussi du social. J’y suis très attentif, et je crois que c’est fondamentalement nécessaire. »

Société civile : une galerie de soutiens et un discours axé sécurité

Un comité de soutien est là pour regonfler les batteries, montrer qu’on a une vaste équipe derrière soi. Plusieurs membres de la société civile sont intervenus lors du lancement pour exprimer leur choix envers Martine Vassal. L’ancienne présidente du CRIF, Fabienne Bendayan a été la première à monter sur scène avec une solidarité toute féminine. « Être une femme forge une exigence, une endurance et une force intérieure dont Marseille a besoin. » Omar Keddadouche, le président de l’ASC Vivaux-Fourragère utilise une métaphore footballistique pour parvenir à la victoire. «Martine je suis de tout coeur avec toi, on va y aller, on va gagner. Quand je joue un match je suis comme toi, c’est pour gagner et pas pour faire de la figuration, tu vas tous les éclater. » Pour Christine Frontera, ancienne commandante de police:  « Le centre-ville [de Marseille] doit devenir une zone zéro délinquance et qu’il faut acheter des drones performants. » André Bendano, l’ancien président de la chambre des métiers dénonce l’arrivée des magasins low-cost en centre-ville « Les Lidl, Action et Primark c’est du renoncement. » Pour conclure Djihane Dib, une étudiante, veut pouvoir se balader  sans devoir serrer son sac, sans regarder devant et derrière soi. «C’est ça aussi la liberté, celle de se sentir en sécurité dans sa propre ville et Martine Vassal porte des propositions fortes en la matière. »

Les choses sont en ordre il reste maintenant à battre la campagne durant les sept prochaines semaines

Reportage Joël BARCY

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