Municipales à Marseille : « Nous devons rester », Romain Simmarano justifie le maintien de Vassal

Depuis le premier tour, Martine Vassal ne s’était plus exprimée publiquement. Le communiqué annoncé le soir du scrutin n’était jamais tombé. Il a finalement été diffusé ce lundi : la candidate de la droite et du centre confirme son maintien au second tour. Son directeur de campagne, Romain Simmarano, également candidat dans les 1-7, en détaille les raisons.

Refus de disparaître

Romain Simmarano reconnaît que 12 % des voix, « ce n’est pas satisfaisant », mais estime que cela ne justifie pas de disparaître du paysage politique. « Ce n’est pas en faisant disparaître du conseil municipal et du conseil métropolitain toute trace d’une voie médiane et modérée que l’on ira mieux », affirme-t-il. Pour le directeur de campagne, « le positionnement de la droite et du centre est unique » et ne peut être porté par aucun autre camp. De fait, insiste-t-il:  « Il faut être présent dans les deux institutions pour peser et participer à la majorité métropolitaine. »

« Cette majorité sera demain de droite et du centre, parce qu’à l’extérieur de Marseille, les maires de droite ont presque tous été réélus dès le premier tour. Il faudra donc des élus marseillais pour peser sur les financements, sur les projets, sur les dossiers. Sinon, toute la politique marseillaise sera dirigée depuis l’extérieur. Il est donc essentiel que nous soyons représentés pour l’avenir », développe-t-il.

Quid de la présidence de la Métropole ?

Malgré son score en net recul, Martine Vassal pourrait-elle briguer à nouveau la présidence de la Métropole ?
« Elle le dira en temps et en heure », répond Romain Simmarano. « Ce qui nous occupe aujourd’hui, c’est le second tour et la manière dont nous pouvons sortir du face-à-face entre Benoît Payan et Franck Allisio, deux candidats qui ne sont pas compatibles avec notre vision de la politique », ajoute-t-il.

Prise de risque

En choisissant de se maintenir coûte que coûte, Martine Vassal prend un risque : celui d’être confrontée à un vote utile en faveur des deux principaux candidats. Au second tour, elle pourrait ainsi ne recueillir que quelques miettes électorales.

Joël BARCY

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