Municipales à Marseille. Sondages : Payan devant, Allisio dans sa roue, Vassal distancée

Peu de changement dans cette dernière livraison de sondages (Elabe/Berger-Levrault pour BFMTV/La Provence/Le Figaro*), réalisé du 9 au 16 février, mais une confirmation des tendances. Avantage à Benoît Payan 31%, Franck Allisio (RN) le talonne (29%), Martine Vassal est distancée (21%) et Sébastien Delogu recule à 12%.

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Benoît Payan (Printemps Marseillais), Franck Allisio (RN -UDR) Martine Vassal MoDem-Renaissance-Horizons-LR) et Sébastien Delogu (LFI) © Destimed/ J.B et R.P

A moins d’un mois des municipales, Benoît Payan fait la course en tête au 1er tour. Il gagne un point depuis son entrée en campagne et est crédité de 31% des intentions de vote. Derrière, Franck Allisio demeure dans sa roue (29%) même s’il recule d’un point par rapport à la précédente enquête. Martine Vassal, en revanche, est distancée avec 21% des voix. Sébastien Delogu recule à 12% mais est en capacité de se maintenir au  second tour.

Fidélité des électeurs

Toujours selon ce sondage Benoît Payan parviendrait à s’appuyer sur le socle électoral de Michèle Rubirola en 2020 (83%). Franck Allisio garderait 87% du socle des anciens électeurs de Stéphane Ravier. Mais Martine Vassal ne récupèrerait guère que la moitié de ses électeurs de 2020, 57%. Le socle de Sébastien Delogu est moins défini. Les autres candidats obtiendraient moins de 5% des intentions de vote : Victor Hugo Espinosa, soutenue par Ecologie au centre, est crédité de 4% mais il a annoncé son retrait ce mercredi. Erwan Davoux, divers droite stagne à 2% et Rémy Bazzali, soutenu par Lutte Ouvrière (1%).

Second tour serré ou pas

Le sondage a envisagé plusieurs hypothèses pour le second tour, selon que certains candidats se retirent ou non. Deux scénarios donnent le maire sortant largement gagnant. Les deux autres sont plus serrés et se situent dans la marge d’erreur. Hypothèse d’une quadrangulaire, léger avantage au maire sortant : Benoît Payan recueillerait 34% des intentions de vote et serait au coude à coude avec le candidat du Rassemblement national (32%). Martine Vassal et Sébastien Delogu seraient distancés et obtiendraient respectivement 22% et 12%.

Hypothèse d’une triangulaire avec le retrait de Martine Vassal (celle-ci a toujours nié qu’elle se retirerait, NDLR). On assisterait à nouveau à un mano a mano entre le maire sortant et le RN. Benoît Payan resterait en tête avec 44 % des intentions de vote, talonné par Franck Allisio (42 %). Sébastien Delogu recueillerait 14 % des intentions de vote.

Dans l’hypothèse d’une triangulaire avec le retrait du candidat LFI, Sébastien Delogu, le maire sortant l’emporterait confortablement : Benoît Payan, crédité de 45 % des intentions de vote, devancerait Franck Allisio (32 %). Martine Vassal recueillerait 23 % des intentions de vote. Dans cette configuration, la majorité des électeurs de Sébastien Delogu au premier tour se reporterait sur Benoît Payan au second tour (67 %)

Dans l’hypothèse d’un duel Payan / Allisio, le maire sortant bénéficierait d’un net avantage. Le candidat du rassemblement de la gauche serait en tête avec 56 % des intentions de vote, contre 44 % pour le candidat du Rassemblement national. Les électeurs de Sébastien Delogu au premier tour se reporteraient majoritairement sur Benoît Payan (73 %). Ceux de Martine Vassal seraient plus partagés : 42 % voteraient pour Franck Allisio, 25 % pour Benoît Payan, tandis que 33 % choisiraient l’abstention

Benoît Payan en tête dans tous les cas

Quel que soit le scénario envisagé — quadrangulaire, triangulaire ou duel — Benoît Payan est systématiquement donné vainqueur au second tour. Son avantage s’explique à la fois par la solidité de son socle électoral et par des reports de voix favorables en provenance de l’électorat LFI. Toutefois, dans deux configurations, l’écart se situe dans la marge d’erreur, estimée entre 2,0 et 4,6 points.

*Échantillon de 1 032 personnes, représentatif de la population résidente de Marseille âgée de 18 ans et plus, dont 800 inscrits sur les listes électorales de Marseille. Interrogation par téléphone du 9 au 16 février 2026. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socio-professionnelle et arrondissements.

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