Arrivée en troisième position au premier tour des élections municipales à Marseille avec 12,41 % des voix, Martine Vassal a annoncé qu’elle se maintiendrait au second tour, ouvrant la voie à une quadrangulaire.

Dans un communiqué diffusé ce lundi, la candidate de la droite et du centre a d’abord tenu à remercier les 35 131 électeurs marseillais qui ont soutenu sa liste, ainsi que les militants et les assesseurs mobilisés pendant la campagne. Prenant acte de son score, elle affirme que les courants politiques qu’elle représente doivent continuer à être présents dans le débat municipal. « Entre la gauche de Monsieur Payan, l’extrême droite du RN et l’extrême gauche LFI, il existe à Marseille un courant de pensée profondément républicain », écrit-elle, défendant une ligne attachée « à l’ordre, à la responsabilité et à l’équilibre ».
Une opposition assumée
Martine Vassal estime que son équipe, qu’elle décrit comme « rajeunie, renouvelée et compétente », doit continuer à porter cette sensibilité au conseil municipal. « Il serait impensable de priver les Marseillais de cette représentation au second tour », affirme-t-elle, évoquant la nécessité d’une opposition « claire et constructive » face à la majorité actuelle.
L’enjeu de la Métropole
La présidente de la métropole Aix-Marseille-Provence insiste également sur les conséquences que pourrait avoir l’élection municipale sur l’équilibre politique métropolitain. Selon elle, les élus issus de sa liste seraient les seuls à pouvoir maintenir une majorité à la Métropole, institution qu’elle juge essentielle pour les questions de transports, d’économie et d’aménagement du territoire. Martine Vassal assure enfin qu’elle continuera à défendre ses convictions lors du second tour : « Je serai au rendez-vous du second tour », conclut-elle.
Avec ce maintien, le scrutin marseillais pourrait donc se jouer dans une quadrangulaire entre la liste du Printemps marseillais conduite par Benoît Payan, celle du Rassemblement national menée par Franck Allisio, La France insoumise et la droite et le centre.
Patricia CAIRE



