Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est dit profondément préoccupé, jeudi, par l’escalade continue de la violence au Soudan du Sud, notamment dans l’État de Jonglei, qui a causé de nombreux morts et blessés et le déplacement de 180 000 civils, selon les informations disponibles.
« Le Secrétaire général appelle toutes les parties à protéger les civils et à garantir l’accès et la sécurité de l’aide humanitaire, ainsi que la sécurité des Casques bleus des Nations Unies, du personnel humanitaire et de leurs biens », indique son porte-parole. Le chef de l’ONU exhorte le gouvernement sud-soudanais et les forces d’opposition à « prendre des mesures immédiates et décisives pour mettre fin à toutes les opérations militaires et désamorcer la situation par un dialogue inclusif ». Selon lui, cette crise exige une solution politique et non militaire. Il appelle les parties à s’entendre d’urgence sur une feuille de route consensuelle pour la dernière année de la période de transition afin de faciliter la tenue d’élections crédibles. Il salue par ailleurs les efforts en cours de l’Union africaine et de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et encourage les pays voisins à redoubler d’efforts pour soutenir un dialogue inclusif. L’IGAD est un bloc régional africain composé de huit pays : Djibouti, Érythrée (actuellement suspendue), Éthiopie, Kenya, Somalie, Soudan du Sud, Soudan et Ouganda.
