Marseille. Dimitri Payet, parrain de la collecte de la Banque Alimentaire 13

Vous le verrez peut-être dans certains supermarchés, Dimitri Payet, l’ancien capitaine de l’OM est le parrain de la Banque Alimentaire des Bouches-du-Rhône. Un ambassadeur important pour inciter les clients à donner des denrées en faisant leurs courses. La BA a besoin de 30% de produits en plus cette année pour faire face à une pauvreté croissante dans le département.

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Dans certains supermarchés vous pourrez croiser Dimitri Payet, parrain de la Banque Alimentaire 13 © Joël Barcy

Une précarité en hausse

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Des bénévoles qui récoltent des denrées et produits d’hygiène © Joël Barcy

« 500 000 personnes vivent dans un risque de précarité dans les Bouches-du-Rhône, soit 25% de la population », indique Isabelle Epaillard, la préfète déléguée à l’égalité des chances en ouvrant cette collecte. Or, poursuit Joseph Arakel, le président de la Banque alimentaire des Bouches-du-Rhône:  «Se sentir citoyen repose sur la satisfaction de ses besoins essentiels et élémentaires notamment celui de pouvoir se nourrir correctement.»

« C’est un devoir »

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L’ancien capitaine de l’OM, Dimitri Payet, est le parrain de la Banque alimentaire des Bouches-du-Rhône et Joseph Arakel, le président de la Banque alimentaire des Bouches-du-Rhône © Joël Barcy

Dimitri Payet s’est engagé aux côtés de la Banque alimentaire 13  après une discussion aux abords d’un terrain de foot avec Joseph Arakel. « C’est complètement un devoir de s’engager, on a la chance de pouvoir véhiculer certaines images à travers le sport et, en tant que privilégié, c’est clairement un devoir de répondre présent en soutenant ces associations. Si ma présence permet de ramener beaucoup de personnes, si le message passe mieux, ce seront surtout ceux qui sont dans le besoin qui  seront gagnants.»

Un spectre plus large

La précarité touche aujourd’hui de multiples profils. « On a des étudiants, des retraités, des familles monoparentales, des personnes isolées et même des travailleurs aves un CDI, énumère Joseph Arakel. Il estime à 30% les besoins supplémentaires cette année pour faire face à la précarité

Un défi

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© Joël Barcy

En 2024, l’association avait récolté 340 tonnes de denrées au cours de la collecte. Cette année l’ambition est d’atteindre les 500 tonnes. « On a multiplié les lieux de collecte. On en a 220 dans le département contre 160 l’an passé», explique Joseph Arakel qui espère que « les clients des supermarchés vont entendre notre message et donner en fonction de leurs moyens».

Solidarité

En ce vendredi matin, la collecte démarre assez bien. Les clients ont conscience que la solidarité est une nécessité et remplissent le sac de la BA 13. « C’est très important d’être solidaire. C’est un impératif aujourd’hui », indique cette mère de famille. « C’est important de faire des dons surtout qu’on est vendredi. Il faut aider», enchaîne une autre personne. « C’est le geste qui compte, pour ceux qui n’ont pas à manger, ça leur permet de se réchauffer le coeur », résume cet homme.

100 000 personnes

La BA 13 espère récolter 15% de son stock annuel lors de cette collecte. Elle pourra offrir un million de repas aux plus démunis. 3 000 bénévoles participent à l’opération durant tout ce week-end.

Reportage Joël BARCY

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