Ligue 1.  OM 0-Nantes 2 : L’année commence mal

Réduits à neuf après les expulsions de Vermeeren et de Nadir, les Olympiens ont raté leur match et s’inclinent logiquement contre les Nantais qui jouent le maintien.

Destimed dBilal Nadir
Bilal Nadir a reçu deux avertissements en deux minutes suivis d’un carton rouge logique (Photo Laurent Saccomano/Wallis.fr)

Est-ce que la bûche de Noël était indigeste ou est-ce que les huîtres n’étaient pas fraîches ?

Les 64 780 spectateurs qui avaient bravé le froid, en ce dimanche de l’Epiphanie, ont du sentir le goût du rassi en dégustant le gâteau des rois proposé par leur équipe. Car après le coup d’envoi, ils ont vu l’OM dominé techniquement, tactiquement et physiquement par le football club de Nantes, dix-septième de la Ligue 1, et qui avait laissé ses complexes au vestiaire. Les Nantais auraient pu ouvrir le score mais le but de Egan-Riley contre son camp était refusé par la VAR après un échange interminable entre l’arbitre central Marc Bollengier et les deux arbitres de l’assistance vidéo (8e). Les coéquipiers de Pierre Emile Hojbjerg multipliaient les contrôles et les passes ratés ainsi que les frappes non cadrées et sans conviction. Brouillon et fébrile, l’OM bafouillait son football.

Deux cartons rouge évitables

Le tournant du match survenait à la vingt-sixième minute de jeu, quand Arthur Vermeeren recevait un carton rouge direct pour avoir effectué un tacle dangereux avec les deux pieds décollés, sur Anthony Lopez, le gardien de but nantais. Les Canaris ouvraient le score sur un tir croisé de Centonze (26e). Roberto De Zerbi remplaçait Igor Paixao transparent par Bilal Nadir (32e). Le jeune marocain était sanctionné d’un carton jaune (54e). Deux minutes plus tard, il faisait une faute stupide sous les yeux de l’arbitre qui lui infligeait un deuxième carton jaune suivi du rouge, signifiant la direction des vestiaires et de la douche.  À neuf contre onze, l’OM impuissant se cassait encore plus les dents contre une équipe disciplinée et bien organisée. Cabella doublait le score sur penalty et les Olympiens buvaient le calice jusqu’à la lie en quittant le stade penauds et assommés.

« Se parler franchement »

Déçu et cherchant plusieurs explications face à la presse après la prestation catastrophique de ses joueurs, Roberto De Zerbi  considère : «On doit se parler franchement. On doit rester unis, ne rien casser, garder notre équilibre et la confiance, tout en ayant de l’honnêteté dans le jugement. » Il est urgent en effet de très vite analyser les raisons de cette défaite afin de préparer dans les meilleures conditions le long déplacement au Koweit, jeudi prochain pour le trophée des champions face au PSG. Avec huit matchs en janvier sur quatre compétitions (Ligue 1, Ligue des Champions, Coupe de France et Trophée des Champions), Roberto De Zerbi et son staff ont l’obligation de bien préparer leurs joueurs pour ne pas goûter l’amertume des défaites.

Gilbert DULAC

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