Le Club Immobilier Marseille Provence (CIMP) tourne une page et en ouvre une nouvelle. À l’issue de son Assemblée Générale du 24 novembre, le réseau a élu Sandra Chalinet à sa présidence pour la mandature 2026–2028, officiellement démarrée le 1er janvier. Dans un secteur bousculé par la crise du logement, la transition écologique, la transformation des usages et l’évolution des modèles économiques, le Club entend consolider sa place singulière dans l’écosystème métropolitain : un espace indépendant de dialogue, de transmission et de réflexion, réunissant l’ensemble de la chaîne immobilière.

Une présidence dans la continuité, avec une ambition de structuration
Depuis plus de vingt-cinq ans, le CIMP revendique un ADN fait de convivialité, d’exigence et de liberté de parole. Une culture collective que la nouvelle présidente dit vouloir prolonger, tout en donnant davantage de lisibilité et de portée à l’action du Club. Au lancement de sa mandature, Sandra Chalinet a rappelé son ancrage marseillais et son attachement à une approche de terrain : « Mon parcours est profondément lié à Marseille et à ses transformations immobilières. Depuis plus de trente ans, je travaille au plus près des projets, des acteurs et des territoires. Présider le Club Immobilier Marseille Provence, c’est mettre cette expérience et cet engagement collectif au service d’un lieu de dialogue, de réflexion et d’action, capable de fédérer, d’anticiper et de faire grandir l’écosystème immobilier métropolitain. » Au cœur de cette présidence , l’idée que l’immobilier ne peut plus se penser « hors sol », mais au contact des usages, des habitants et du territoire. Et que l’intelligence collective reste un levier pour comprendre, anticiper et agir. Une orientation qui vise à conforter le rôle du CIMP comme « think tank convivial et influent » au service des professionnels, des institutions et de la Métropole Aix-Marseille-Provence.
Une feuille de route « ambitieuse et pragmatique »
La mandature 2026–2028 s’appuie sur une programmation densifiée et renouvelée : petits déjeuners, Pitch & Drinks, Journée et Nuit de l’Immobilier, Assises de la Transition Écologique, « Les Remarquables », visites de projets métropolitains, voyages d’étude, et actions de transmission vers les jeunes générations. Avec un fil conducteur assumé : faire du Club un lieu où l’on décrypte et où l’on agit. Sandra Chalinet le résume ainsi : « L’immobilier n’est pas uniquement une affaire de mètres carrés. Il est au cœur des transformations de notre société. Le CIMP doit rester un lieu où l’on comprend, où l’on partage et où l’on agit collectivement pour le territoire. » Le CIMP veut aussi renforcer sa relation avec les acteurs publics et privés, sans renoncer à son indépendance — revendiquée comme une force structurante. La présidente précise : « Le Club Immobilier Marseille Provence est un lieu essentiel de dialogue et d’intelligence collective. Il doit permettre de croiser les regards, d’anticiper les mutations et de faire émerger des réponses concrètes aux enjeux immobiliers et sociétaux de la métropole. »
« Structurer, dynamiser, renforcer le rayonnement »
Dans une prise de parole plus personnelle, Sandra Chalinet a insisté sur la confiance accordée par ses pairs et sur sa volonté d’ouvrir un nouveau cycle, plus structuré et plus visible : « Je suis très honorée de la confiance que mes pairs m’ont accordée en m’élisant à la Présidence du Club Immobilier Marseille Provence. Ce Club historique auquel nous sommes tous très attachés doit être la référence inspirante et fédératrice du territoire. Mon expérience s’est construite sur le terrain, au contact direct des projets, des actifs et des acteurs du territoire. Depuis plus de trente ans, j’accompagne l’immobilier dans toutes ses dimensions, avec une attention constante portée à l’usage, à la valeur et à l’ancrage local.
Ma présidence s’inscrit dans une volonté claire : structurer le Club, le dynamiser et renforcer son rayonnement. Créer du lien entre les acteurs, ouvrir le Club à de nouveaux formats et accompagner les transformations en cours, au service d’un immobilier utile, responsable et profondément ancré dans son territoire. Avec mon bureau, nous avons construit un programme d’événements hybrides qui conjugue contenu premium et convivialité, un programme au service des grands défis immobiliers et de la communauté d’acteurs engagés que sont nos membres et nos partenaires. Nous avons envie que le Club se réinvente pour peser sur l’avenir de notre territoire et des métiers de l’immobilier. »
Quatre axes pour un Club « plus lisible » et « plus audible »
La feuille de route 2026–2028 s’inscrit dans une volonté de clarification et de montée en influence, dans un environnement où les réseaux se multiplient et où les marchés se contractent. Le CIMP veut d’abord gagner en lisibilité et en audibilité, en structurant davantage sa parole, en assumant des positions collectives sur les grands enjeux, et en renforçant son lien avec les médias. Dans le même mouvement, le Club entend affirmer sa dimension de think tank, avec une production plus régulière de contenus de fond, des prises de parole coordonnées et un dialogue institutionnel davantage organisé.
La présidence annonce également une évolution des formats pour favoriser l’échange : des événements plus courts, plus interactifs, et plus propices à la co-construction, avec un rythme annuel rendu plus lisible. Le CIMP souhaite enfin élargir le spectre des thématiques abordées, du logement et de l’immobilier résidentiel post-2025 aux commerces et aux centralités, en passant par la transition écologique et la ville durable, l’innovation (PropTech, IA, data), ainsi que les enjeux humains et l’attractivité des métiers. En soutien de cette feuille de route, le Club prévoit aussi de clarifier son modèle économique, avec des partenariats structurés (packs Bronze, Silver ou Gold), une indépendance renforcée et une valorisation stratégique de la Maison du Club.
Une gouvernance collective et des commissions en action
Pour porter cette mandature, la présidente s’appuie sur une gouvernance « claire et partagée » : un petit bureau resserré, un grand bureau (l’ensemble des membres) réuni plusieurs fois par an, et des commissions de travail associant membres et partenaires. Dix commissions sont annoncées en 2026, des Assises de la Transition Écologique à la solidarité, en passant par les visites de projets, les voyages d’étude, les Questions urbaines ou encore les relations avec les autres clubs et réseaux.
Un Club historique, indépendant, ancré à la Joliette
Né à la fin des années 1990, d’abord sous l’impulsion d’une équipe mobilisée pour accueillir à Marseille un événement national des clubs immobiliers, le CIMP a grandi avec la métropole, en élargissant progressivement son périmètre et ses profils : promoteurs, aménageurs, architectes, investisseurs, juristes, financiers, exploitants, entreprises de construction, bureaux d’études… Le Club revendique également une indépendance totale -sans aide publique- reposant sur un modèle où les recettes proviennent majoritairement de partenaires privés. Symbole de cette cohésion : la Maison du Club, située 23 quai de la Joliette (13002 Marseille), conçue comme un lieu de vie, de travail et de rencontres, mis à disposition des membres et partenaires.
2026, première année d’action : un calendrier déjà cadencé
Le calendrier 2026 s’annonce comme la première traduction concrète de la mandature : vœux du Club, petits-déjeuners thématiques, Pitch & Drinks mensuels, visites métropolitaines, « Les Remarquables », Journée et Nuit de l’Immobilier (dernier jeudi de juin), Assises de la Transition Écologique, voyage d’étude, présence au SIMI, et une clôture festive.
Patricia CAIRE
Le bureau du CIMP
- Sandra Chalinet – présidente.
- Julie Quaranta, développeuse foncière chez Pichet, vice-présidente.
- Genevière Langlois Fondatrice Riva Conseil, trésorière.
- Kevin Deprez, directeur régional Adim Sud-Est, secrétaire.
- Renaud Tarrazzi, associé MAP architecture, ancien président



