Vœux. Port de Marseille Fos: une nécessaire agilité face au contexte international

Lors des voeux, les acteurs du port de Marseille Fos ont salué les bons chiffres de 2025 tout en évoquant une nécessaire agilité et adaptation face à un monde en désordre où la politisation du commerce international est devenue la règle.

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Christophe Castaner, président du conseil de surveillance du port de Marseille © Joël Barcy

Une bonne année

Dans un contexte international complexe, le port de Marseille Fos tire son épingle du jeu. « 2025 a été une année record, se félicite Hervé Martel, président du directoire du port de Marseille Fos. Record, avec une progression de 5% du chiffre d’affaires qui atteint 235 M€. Ces bons résultats sont notamment liés au trafic : 74 millions de tonnes. Les vracs liquides croissent de 8%, les solides de 6%. Le trafic passagers est lui aussi en hausse de 4%. Ce sont 4,6 millions de passagers qui ont transité par le port de Marseille Fos. » Des chiffres qui  vont permettre à l’établissement d’investir plus massivement. 135 M€ en 2026. Dans ce monde instable, « la confiance est là, insiste Hervé Martel, les dessertes vers l’Asie, la Méditerranée Est ou l’Amérique sont équivalentes voire se sont renforcées. »

Un monde en désordre

« Nous sommes rentrés dans une mondialisation segmentée et instable qui s’oppose à la mondialisation linéaire que nous avons connue, décrypte Christophe Castaner le président du conseil de surveillance du port de Marseille. Selon lui on assiste à une politisation du commerce international. « La géoéconomie a repris la main sur la logique purement marchande. » Cette nouvelle mondialisation impose de l’agilité. « La logique de proximité, d’adaptation rapide et de fiabilité logistique doivent dominer. » Le projet stratégique 2025-2029 verra un investissement de plus d’un milliard d’euros et les projets de décarbonation de l’industrie autour de Fos devraient permettre d’être en pointe au niveau européen. « Les premiers coups de pelle résonnent déjà, les usines de panneaux solaires, d’acier vert, de carburant durable avancent, signale le président du conseil de surveillance. Ce ne sont plus des projets de papier, c’est une industrie décarbonée qui s’ancre sur notre sol. »

20 milliards

Ces prochaines années ce sont quelque 20 milliards qui devraient être investis sur la zone par les industriels et 40 000 emplois directs et indirects devraient être proposés. Depuis sa création le grand port maritime n’a jamais connu une telle évolution. Certains y voient même une révolution industrielle.

Reportage Joël BARCY

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