Alors que la préfecture fait état d’une baisse de certains indicateurs de délinquance dans l’hypercentre et que la présence policière reste très visible dans les rues, ce n’est pas bon pour un candidat qui a comme slogan « Marseille en ordre ». Alors Franck Allisio a improvisé une conférence de presse sur la sécurité pour « qu’on ne mette pas la poussière sous le tapis ».

Coup de gueule
Franck Allisio a décidé d’intervenir. Il voit que ses adversaires négligent l’insécurité. « Monsieur Payan parle d’obsession sécuritaire, c’est une drôle de manière de traiter la préoccupation absolue des Marseillais. Les trois priorités des Marseillais c’est en numéro 1, l’insécurité liée au narcotrafic, en numéro 2, l’insécurité en rapport avec la délinquance et en numéro 3 l’insécurité liée aux incivilités. « Le candidat RN observe aussi « que la candidate macroniste (Martine Vassal) parle de prévention et uniquement de prévention. La lutte contre l’insécurité et la criminalité est une question de prévention. C’est un retour en arrière de 20 ans. » Pas question alors pour le candidat RN de laisser ses adversaires annihiler le débat sur l’insécurité.
En boucle
De l’ordre, de l’ordre et encore de l’ordre pour plagier Bruno Retailleau, c’est ce que réclame Franck Allisio. Rien de très nouveau ce matin dans le programme si ce n’est un nombre plus précis de policier municipaux. 1 900 supplémentaires sur la mandature (c’est moins que le triplement évoqué auparavant), un total de 3 500 caméras vidéo, des brigades multiples : anti-stups, anti-tags, anti-squats. Coût de l’ensemble autour de 100 millions d’euros obtenus par des économies et la vente d’une partie du parc immobilier de la mairie.
Appel à l’État
Très critique à l’égard du plan « Marseille en grand », Franck Allisio appelle néanmoins à un engagement renforcé de l’État en matière de sécurité, via un contrat de cofinancement. «Un euro investi par la mairie, c’est un euro investi par l’État. Un policier municipal recruté par la mairie, c’est un policier national recruté par l’État », plaide-t-il, posant la question : « Soit Marseille est une priorité pour le gouvernement, soit le rétablissement de l’ordre en est une — et dans ce cas, il faut des actes. » Reste à savoir si cet appel peut être entendu dans un contexte budgétaire marqué par la recherche d’économies au niveau national.
Une séquence pour reprendre la main
Entouré de Blaise Rosato, ex-adjoint LR à la sécurité des 9e-10e arrondissements, et de Gérard Audibert, élu RN des 11e-12e, Franck Allisio a tenté de reprendre l’initiative sur un sujet qu’il considère comme l’un des axes majeurs de sa campagne : la sécurité, présentée comme une priorité des Marseillais.
Reportage Joël BARCY



