Municipales à Marseille. « Unissez-vous » c’est le mot d’ordre des militants de gauche sous les fenêtres de Benoît Payan

« Contre les fachos, pas de place pour les egos. » Près d’un millier de manifestants ont appelé, sous les fenêtres de Benoît Payan, à une fusion avec La France insoumise, jugée indispensable pour faire barrage au Rassemblement national. Pour eux, les convergences sont plus nombreuses que les différences.

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Manifestation devant la Mairie de Marseille © Joël Barcy

« Ne nous trahissez pas »

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(Photo Joël Barcy)

Pour les participants, l’heure est grave. Cette union, entre la gauche et LFI, risque d’offrir à Marseille un maire Rassemblement national. « Nous le disons haut et fort à ceux qui ont la décision entre leurs mains soyez à la hauteur de Marseille et de ses habitants clament au micro Alexandre Jurado, membre du conseil d’administration de l’association “front commun “. Soyez responsable de ceux qui ont placé leur destin entre vos mains. Ne les trahissez pas unissez-vous. »

Critique des egos

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(Photo Joël Barcy)

Dans la foule, l’incompréhension domine. « Le peuple de gauche ne comprend pas que Benoît Payan et Sébastien Delogu soient incapables de s’entendre pour battre le RN », lance Bernard, venu le dire sous les fenêtres du maire sortant. Selon lui, une fusion des listes ne ferait pas fuir les électeurs.

Isabelle partage cette conviction. Elle est venue, elle aussi, appeler à l’union pour éviter une victoire du Rassemblement national. « C’est impossible que Marseille aille aux fachos, ce serait tellement choquant, ce n’est pas Marseille », insiste-t-elle.

Hélène, qui avait voté pour le Printemps marseillais en 2020, dit redouter une issue défavorable en l’absence d’accord. « La mairie a été prise par l’union de la gauche, et j’aimerais qu’elle le reste. Je ne voudrais pas que ce soit l’extrême droite », explique-t-elle. Elle confie également son inquiétude face à un possible échec des discussions, évoquant « la honte » que représenterait, selon elle, une victoire du RN.

Le maire sortant va-t-il obtempérer ? c’est peu probable. Il a toujours dit qu’il ne tendrait pas la main à Sébastien Delogu (LFI) qui a axé sa campagne contre lui. Il a jusqu’à 18 heures  ce soir pour changer d’avis.

Reportage Joël BARCY

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