Publié le 10 mai 2026 à 20h15 - Dernière mise à jour le 10 mai 2026 à 20h15
Seul candidat en lice, Georges Cristiani a été réélu à l’unanimité à la tête de l’Union des maires des Bouches-du-Rhône, qu’il préside depuis 2014. Le maire sans étiquette de Mimet poursuit ainsi sa mission de représentation des communes auprès de l’État, du Département et de la Métropole.

Une élection sans surprise
Les deux tiers des élus adhérents avaient fait le déplacement pour cette élection à la présidence de l’Union des maires des Bouches-du-Rhône : 65 représentants sur 93. Tous ont levé la main en faveur de Georges Cristiani, seul candidat en lice. Autour de lui, les principaux responsables institutionnels du territoire avaient également tenu à être présents : le préfet, le président de Région, la présidente du Département ainsi qu’une partie des sénateurs des Bouches-du-Rhône. Car derrière cette réélection sans suspense se dessine aussi le poids politique de l’Union des maires, structure chargée de défendre les intérêts des communes face à l’État, au Département et à la Métropole. Et à quelques mois des élections sénatoriales, rares étaient les responsables politiques prêts à manquer ce rendez-vous devant un auditoire composé d’une partie des futurs grands électeurs.
« L’État nous plume »
Georges Cristiani, qui entame son troisième mandat à la tête de l’Union des maires des Bouches-du-Rhône, a profité de la présence du préfet pour dénoncer « un État qui fait les poches des communes, qui nous pille depuis 30 ans. » Et, pour plagier Beaumarchais, il reprend cette phrase : « Je pense que le gouvernement, quel qu’il soit, a l’art de plumer la poule sans la faire crier. » Le préfet de région, Jacques Witkovski encaisse poliment. « Les maires sont confrontés à des politiques publiques qui sont parfois complexes parce que l’intérêt individuel de nous tous, parfois, vient se heurter à l’intérêt collectif mais il est très important aussi d’entendre ce que les maires ont à dire. »
3 300 milliards de dette
Insuffisant comme baume pour les élus. « Au départ l’État devait ponctionner 2 milliards aux communes, il est passé à 5 milliards c’est énorme, dénonce Georges Cristiani. Nous, dans nos communes, on applique la règle d’or c’est-à-dire qu’on ne dépense pas plus que ce que nous avons en caisse. L’État par contre s’offre le luxe de faire 3 300 milliards de dette. C’est-à-dire dire 3 000 euros par seconde. On va où ? Ce n’est pas possible. »
Doléances
Les élus présents ont profité de la présence du préfet et des législateurs pour faire part de leurs doléances, pour dénoncer les rodéos dans leurs communes, les problèmes avec les fournisseurs d’accès à internet. L’insécurité des maires, les mi-temps thérapeutiques qui se multiplient dans leur ville. Messages entendus, les représentants des diverses institutions sont rapidement venus à la rencontre des édiles à la fin de l’assemblée générale. Signe sans doute que l’Union des maires à un poids et que celui qui est à sa tête depuis douze ans entend qu’on la respecte.
Reportage Joël BARCY



