« Pas touche aux agents ! » : Force ouvrière entre dans la bataille du budget métropolitain

Publié le 18 juin 2026 à 10h56 - Dernière mise à jour le 18 juin 2026 à 10h56

Après les arbitrages budgétaires rendus par le préfet des Bouches-du-Rhône pour rééquilibrer les finances de la Métropole Aix-Marseille-Provence, le Syndicat général des territoriaux Force ouvrière de la Ville de Marseille et de la Métropole monte à son tour au créneau.

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Patrick Rué, secrétaire général de FO des agents territoriaux de Marseille (Photo Destimed/RP)

Dans un communiqué, l’organisation syndicale, majoritaire au sein des deux collectivités, met en garde contre toute mesure qui conduirait à faire des économies sur les dépenses de personnel. « Il n’est pas question de faire des économies sur le dos des agents qui paient déjà cash la facture des choix politiques de l’État ! », affirme Force ouvrière, qui considère cette hypothèse comme « une ligne rouge à ne surtout pas franchir ». Le syndicat réagit aux préconisations de la Chambre régionale des comptes, reprises en partie dans l’arrêté préfectoral, qui évoquent notamment des pistes d’économies portant sur les charges de personnel.

Pour Force ouvrière, les agents territoriaux subissent déjà les conséquences des politiques nationales avec le gel des rémunérations, le ralentissement des carrières, la baisse des effectifs, la dégradation des conditions de travail ou encore le blocage de certaines primes. « On ne fait pas de comptabilité avec des femmes et des hommes qui se retrouvent aujourd’hui avec des grilles salariales en dessous du SMIC ! », poursuit le communiqué.

Le syndicat s’insurge également contre les recommandations de la CRC concernant la médecine du travail. Il rappelle avoir récemment demandé au président de la Métropole, Nicolas Isnard, un renforcement des visites médicales de prévention à la suite de plusieurs décès précoces d’agents. Force ouvrière conclut en prévenant que « les agents de la Métropole et de la Ville de Marseille n’accepteront pas d’être les victimes des coupes sombres imposées par l’État ».

La rédaction 

 

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