Artisanat d’excellence : la CMA Provence-Alpes-Côte d’Azur veut ouvrir davantage le label EPV aux entreprises régionales

Publié le 31 août 2026 à 21h30 - Dernière mise à jour le 31 août 2026 à 21h30

Mieux repérer les savoir-faire rares, accompagner les artisans dans leur candidature et accroître leur visibilité : la Chambre de Métiers et de l’Artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Réseau Excellence EPV Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse ont officialisé, ce lundi 31 août, un partenariat destiné à favoriser l’accès des entreprises régionales au label d’État « Entreprise du Patrimoine Vivant ». Un enjeu économique qui touche aussi à la transmission de savoir-faire souvent non délocalisables.

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Yannick Mazette, président de la CMA Provence-Alpes-Côte d’Azur, et Guillaume Fievet, président du Réseau Excellence EPV Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse (Photos DR)

Faire émerger les pépites artisanales du territoire et leur permettre d’accéder plus facilement à une reconnaissance nationale. C’est l’ambition du partenariat conclu ce lundi 31 août entre la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA) Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Association régionale des Entreprises du Patrimoine Vivant (EPV). La convention a été officialisée par Yannick Mazette, président de la CMA Provence-Alpes-Côte d’Azur, et Guillaume Fievet, président du Réseau Excellence EPV Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse. Au cœur de cette coopération : le label d’État « Entreprise du Patrimoine Vivant » (EPV) et la volonté de permettre à davantage d’entreprises artisanales régionales disposant de savoir-faire remarquables d’y accéder.

Repérer les savoir-faire rares

Le premier travail sera celui de la détection. Les deux partenaires entendent identifier conjointement les entreprises possédant un savoir-faire rare, ancestral ou reposant sur une haute technicité et susceptibles, à ce titre, de prétendre au label. Car posséder un savoir-faire d’exception ne suffit pas nécessairement à obtenir une reconnaissance nationale. Encore faut-il connaître le dispositif et être en mesure de constituer le dossier permettant de faire valoir les spécificités de l’entreprise. La CMA et l’association EPV prévoient donc un accompagnement personnalisé des candidats, depuis le diagnostic jusqu’à la constitution de leur dossier de labellisation. Une fois le label obtenu, l’objectif sera également de mieux valoriser ces entreprises, notamment à travers des opérations communes de promotion, une présence accrue dans les salons professionnels et leur intégration dans les réseaux économiques régionaux.

Faire du savoir-faire un levier de développement

Au-delà de la reconnaissance des métiers d’excellence, le partenariat revendique une dimension économique. Artisanat d’art et entreprises détentrices de compétences particulières participent à l’attractivité de Provence-Alpes-Côte d’Azur tout en maintenant sur le territoire des savoir-faire difficilement délocalisables. « En unissant nos forces avec l’association EPV, nous offrons à nos artisans les moyens de transformer leur savoir-faire d’exception en un véritable levier de croissance économique », souligne Yannick Mazette. Pour Guillaume Fievet, cette coopération doit également permettre de répondre à plusieurs défis auxquels sont confrontées ces entreprises, parmi lesquels la transmission, le développement en France et à l’international ou encore l’emploi. Le dispositif vient ainsi mettre l’accent sur une question essentielle pour nombre d’entreprises artisanales : assurer la pérennité de compétences parfois détenues par un nombre très limité de professionnels et favoriser leur transmission aux nouvelles générations.

Émilie BALLARD

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