Publié le 4 octobre 2026 à 8h05 - Dernière mise à jour le 4 octobre 2026 à 8h08
Après l’incendie qui a touché samedi matin le lycée de l’Empéri à Salon-de-Provence, le maire Nicolas Isnard condamne un acte « inexcusable » et propose de permettre le blocage temporaire des réseaux sociaux pour les mineurs en période d’émeutes.

Un incendie s’est déclaré samedi 3 octobre vers 7 heures au lycée de l’Empéri. Selon les sapeurs-pompiers, le feu est parti d’une poubelle avant de se propager dans l’enceinte de l’établissement. Cinq personnes logées sur place ont été évacuées et sont indemnes. La police privilégie la piste criminelle et enquête sur un éventuel lien avec la mobilisation lycéenne.
Dans une déclaration diffusée après l’incendie, Nicolas Isnard estime que les faits dépassent le cadre de la contestation. « Lorsque l’on s’introduit dans un établissement scolaire pour y provoquer un incendie, on n’est plus dans la revendication légitime. On est dans la violence et dans l’émeute », assène le maire de Salon-de-Provence. L’édile indique que la Ville agit aux côtés de l’État, de la Région et de la Métropole pour sécuriser les établissements et leurs abords. Il remercie également les sapeurs-pompiers et les forces de l’ordre mobilisés.
Un blocage temporaire des réseaux sociaux pour les mineurs
Nicolas Isnard met également en cause le rôle des réseaux sociaux dans « la propagation et l’organisation » des violences et avance une proposition : permettre leur blocage temporaire pour les mineurs en cas d’émeutes. Le maire précise qu’il s’agirait d’une mesure « exceptionnelle, limitée dans le temps et strictement liée à des circonstances de troubles graves à l’ordre public ». Il annonce avoir saisi le garde des Sceaux et le ministre de l’Intérieur et demande aux parlementaires de la région de travailler à une initiative législative permettant la mise en place d’un tel dispositif. « À Salon-de-Provence comme partout en France, force doit rester à la loi », conclut Nicolas Isnard.
La rédaction



