Rugby Pro d2. 16-16  à Dax, une série terminée et toujours pas de défaite pour Provence-Rugby

Publié le 31 octobre 2026 à 20h21 - Dernière mise à jour le 31 octobre 2026 à 20h21

Deux points pris à l’extérieur et l’invincibilité préservée sont les deux points positifs du déplacement des aixois à Dax. Avaient-ils l’esprit déjà tourné vers le « sommet » de la semaine prochaine face à Oyonnax ? Toujours est-il que la partie livrée dans les Landes ne restera pas dans les annales. Des fautes dans le jeu, de l’indiscipline, un carton rouge sévère : Philippe Saint-André et son staff ne vont pas chômer d’ici vendredi prochain.

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Une première avec l’équipe première pour Valentin Ibanez, jeune formé au club, qui en a profité pour inscrire un essai à Dax. © Provence-Rugby

Les Aixois doivent-ils blâmer Sirelli Masiwini d’avoir joué rapidement une pénalité à la main dans les dernières minutes de la rencontre face à Dax et ce devant les poteaux ? Si son action était allée jusqu’au bout il serait aujourd’hui encensé. Plus préoccupantes, il faut l’avouer, sont les fautes accumulées au long de la partie. Dans le jeu, comme ces touches non trouvées en fin de match, et disciplinaires, comme le geste qui a valu un carton jaune à Teimana Harrison ou un rouge à Paul Cellio encore que ce dernier, à notre sens, soit très sévère car il était difficile au jeune Aixois qui arrivait à pleine vitesse sur l’action de jeu, d’éviter de percuter son adversaire direct de la façon qu’il l’a fait. Dès lors on peut se satisfaire des deux points ramenés de Dax, de l’invincibilité préservée et de la prestation de certaines individualités comme Valentin Ibanez, très actif, brouillon parfois, mais auteur d’un essai pour sa première… en équipe première ! Verre à moitié vide ou à moitié plein, il convient de le déguster en savourant!

Un choc avant un 3e bloc effrayant

Place désormais au choc de ce deuxième bloc, l’accueil d’Oyonnax vendredi soir à Maurice-David où il n’y a plus une place à vendre. Les hommes de Fabien Cibray ont récupéré leur première place après leur victoire face à Soyaux-Angoulême ; il est vrai qu’ils sont impressionnants à domicile. A une rencontre de la fin du premier tiers du championnat, Provence Rugby et Oyonnax s’affirment comme les deux principaux prétendants à la montée en Top 14. Le match de vendredi prochain donnera l’occasion aux andinois, s’ils l’emportent, de conforter leur place de leader alors qu’une victoire aixoise remettrait les provençaux deux ou trois points devant leurs adversaires. Rien ne serait joué mais avec le terrible troisième bloc qui s’annonce et des affrontements face à Grenoble (ext), Montauban (dom), Biarritz (ext), Brive (dom) et Nevers (ext), soit actuellement les 3e, 4e, 5e, 6e et dernier du championnat, capitaliser dès vendredi est à l’ordre du jour.  Ce troisième bloc s’achèvera juste avant les fêtes ; on sera alors à mi-championnat.

Oyo en mode rouleau compresseur ?

Savez-vous quel est le point commun entre Philippe Saint-André et Fabien Cibray ? Les deux hommes viennent, ces derniers jours, de prolonger de deux ans leurs contrats respectifs à Aix et à Oyonnax. Si Cibray, désormais manager sportif à Oyonnax Rugby, ne revient jamais à Aix-en-Provence sans un sentiment un peu particulier et un esprit revanchard, de l’eau a coulé dans l’Arc depuis son départ en 2022. Mais, n’en doutons pas, il ne retrouve pas Maurice-David pour faire de la dentelle avec ses troupes. Il est intéressant de signaler qu’en 2022/2023, le parcours des andinois sous la direction de Joe El Abd et Fabien Cibray, ressemble étrangement à celui de cette année, Oyonnax n’ayant que rarement quitté la tête. Cette année là, en totalisant 23 victoires, un nul et 6 défaites, ils avaient terminé la phase régulière à la première place avec 111 points et une différence de +447, soit 24 points de plus sur Grenoble (2ème de la phase régulière) qui affichait une différence de +84. Un mode rouleau compresseur que Fabien Cibray a certainement intégré à ce moment là et qu’il  semble expérimenter à nouveau cette année.

La meilleure équipe possible

A l’heure où la santé des joueurs est au centre des préoccupations de nombreux staffs a tous les échelons de la planète rugby, il semble que l’infirmerie des visiteurs de vendredi soir prochain soit un peu moins remplie que celle de Provence Rugby. Mais, on le sait, Philippe Saint-André, tout en déplorant les blessures et surtout le nombre de joueurs touchés, n’aime pas trop aborder le sujet. Il préfère, et c’est normal, parler des forces vives de son groupe, de la longueur efficace d’un banc qu’il a composé et que Denis Philipon lui a permis de mettre en place ainsi que des jeunes formés au club et qui aujourd’hui apportent leurs qualités au jeu de l’équipe première comme Manuel Vareiro, Paul Cellio Zwiler, Baptiste Lenoir ou Tom Noble. Au moment d’affronter l’adversaire principal du moment, nul doute que le staff aixois a tout fait pour pouvoir aligner la meilleure équipe possible en tenant compte des indisponibilités liées aux blessures, mais aussi aux « prélèvements » effectués par les équipes nationales.

PSA deux ans de plus à Aix

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Philippe Saint-André a prolongé son contrat avec Provence Rugby pour deux saisons. © Provence-Rugby

Sollicité ces derniers temps, notamment par les Fidji, Philippe Saint-André a fait le choix de poursuivre le projet de Provence Rugby pendant deux ans en tant que directeur du rugby. Pour la plus grande satisfaction de Denis Philipon qui a déclaré : « Avec Philippe, on se dit tout, et parfois franchement. C’est exactement ce que je recherche chez un homme de ce niveau : pas de non-dits, une direction commune. Ces deux années de plus, c’est une évidence. Je ne lui ai pas demandé de rester pour prolonger ce qui marche, mais pour aller chercher ce que nous n’avons pas encore. Philippe avait le choix, il a choisi Provence. Ça, pour moi, ça vaut tous les contrats. » De son côté, Philippe Saint-André qui trouve à Aix-en-Provence un challenge correspondant d’autant plus à ses aspirations qu’il vit en famille dans le Var, a souligné : « Je suis très content de poursuivre l’aventure avec Provence Rugby. Cela fait quatorze mois que nous travaillons ensemble et que nous posons les bases d’un fonctionnement de club de haut niveau. Les huit victoires consécutives de l’équipe première, comme le début de saison parfait des Espoirs, montrent que le club est sur la bonne voie. L’aventure n’est pas terminée. Avec Denis, l’ensemble du club, les supporters, les partenaires et les institutions, j’ai envie d’aller encore plus loin et de tout faire pour amener Provence Rugby à un niveau supérieur. »

Provence rugby, club idéalement structuré et équipé, entouré de partenaires fidèles, possédant désormais un public assidu et des supporters actifs, avec cette continuité au plus haut niveau de son organisation sportive, peut avoir l’ambition d’accéder à l’élite et de s’y maintenir. Il en a les moyens…

Michel EGEA

Plus d’info sur : provencerugby.com

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