Trois jours après avoir perdu deux points face au Paris FC au stade Jean Bouin, les Olympiens se qualifient pour les quarts de finale de la coupe de France et évitent la crise avant d’aller dimanche jouer au Parc des Princes « le Classique »contre le Paris Saint Germain.

Une altercation entre joueurs, une réunion avec les supporters et la mise à l’écart de Murillo ajoutés aux défaites à Bruges et au match nul concédé sur la pelouse du Paris Football Club; tous les ingrédients étaient réunis avant cet OM-Rennes pour que le volcan olympien explose et que la crise soit vraiment officielle en cas d’élimination face au Stade Rennais.
« Mon équipe est étrange »
Roberto De Zerbi voulait sur la pelouse des joueurs qui ont faim. Il a été satisfait. L’Italien « était content de la réaction de ses joueurs », mais il jugeait son équipe «étrange ». En effet, après la grosse gifle reçue à Bruges et les deux points stupidement perdus contre le Paris FC, on ne savait pas quel OM on allait voir au coup d’envoi de ce match de coupe de France éliminatoire. C’est celui qui a nettement battu Lens (3-1) qui a dominé Rennes en mettant les ingrédients nécessaires pour se qualifier. Les coéquipiers de Léo Balerdi, capitaine de la soirée, n’avaient pas oublié au vestiaire la combattivité, la solidarité, la justesse technique et surtout l’efficacité dans la surface adverse.
Gouiri et Greenwood buteurs et passeurs
Amine Gouiri eu la bonne idée d’inscrire le premier but à la deuxième minute de jeu. L’international Algérien a servi Mason Greenwood, auteur dans son style, du deuxième à la quarante-sixième minute. Les Rennais ont couru en vain après le score et les Marseillais ont bien défendu. Titularisé comme prévu dans les buts, le Néerlandais Jeffrey Delange n’a pas été beaucoup sollicité. Que va décider Roberto De Zerbi pour le déplacement au Parc des Princes dimanche ? Est-ce qu’il va encore faire confiance à Geronimo Rulli responsable de plusieurs buts concédés depuis le début de la saison ou est-ce que Delange sera dans la cage marseillaise ? Un choix difficile pour un match toujours particulier. Comme toujours, les Parisiens seront les favoris de ce « Classique ». Aux Olympiens de faire mentir les statistiques et de réaliser un formidable coup en s’imposant à Paris.
Gilbert DULAC



