Lors de ses voeux, Denis Philippe, le président de la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire (Cress) Provence-Alpes-Côte d’Azur , met en exergue la montée en puissance de l’ESS dans le paysage économique régional…

Mise en lumière
Trop longtemps l’économie sociale et solidaire est restée ancrée derrière ce slogan : « Pour vivre heureux vivons cachés ». Depuis quelques années, l’objectif est inverse. L’obtention de marchés passe par une reconnaissance de l’ESS. « Nous sommes décidés, pour l’année qui vient et la suite, de mettre un peu plus en visibilité la réalité de l’économie sociale et solidaire, indique Denis Philippe, le président de la Cress Paca. Il faut que la chambre représente l’ESS de façon beaucoup plus forte mais surtout qu’elle soit en capacité de vous accompagner et de permettre le développement de l’économie sociale et solidaire. »
Une part régionale
Si Denis Philippe et Renaud Muselier, président de Provence-Alpes-Côte d’Azur ont dû apprendre à se connaître, ils travaillent aujourd’hui main dans la main. La Région fait désormais appel à des chefs d’entreprise de l’ESS, dont le poids ne cesse de croître dans l’économie régionale. « L’ESS dans la région, c’est 13 % de l’emploi privé, 12 000 entreprises, et dans certains territoires jusqu’à 20 % des emplois, énumère le président de Région. C’est énorme. Nous intégrons systématiquement l’économie sociale et solidaire dans tous nos OIR (objectifs d’intérêt régional). Et dans le cadre du soutien aux SCOP et aux SCIC, le nouveau dispositif applique le principe du “un pour un” : quand vous mettez un euro au capital, la Région met un euro, dans la limite de 50 000 €. »
Enfin, Denis Philippe et le président de Région ont formulé un vœu commun : que la CRESS puisse bénéficier rapidement d’un statut similaire à celui des CCI et des chambres de métiers.
Reportage Joël BARCY



