La mort du tyran, après l’attaque des USA et d’Israël en Iran par Hagay Sobol

Après la guerre des 12 jours, Donald Trump et Israël avaient laissé au régime des mollahs une dernière chance de négocier. Ne voulant rien céder, Khamenei a plongé la République islamique d’Iran dans le chaos et l’a payé de sa vie.

Destimed Ombre et lumiere Hagay Sobol
© Hagay Sobol

Donald Trump a mis fin à la guerre des 12 jours dans l’espoir que ce coup de semonce amènerait la théocratie chiite à négocier. Plutôt que de saisir l’occasion, le régime fragilisé a massacré plus de 40 000 Iraniens réclamant le changement et menacé en retour les USA, Israël et leurs alliés. Le Guide suprême était convaincu que le président américain n’oserait pas attaquer une seconde fois, car les monarchies du Golfe, la Turquie et certains membres de l’administration américaine semblaient ne pas ménager leurs efforts pour éviter une guerre à l’issue incertaine. Les faits lui ont donné tort et il l’a payé de sa vie !

Attaque décisive des USA et d’Israël contre le régime des mollahs

Après une attente interminable pour les Iraniens et les voisins de la mollarchie, l’opération conjointe américano-israélienne, plusieurs fois reportée, a été déclenchée dans la matinée du 28 février.

Il y a des signes qui ne trompent pas. Non pas tant « l’invincible armada » mobilisée pour l’occasion que la combinaison d’éléments très inhabituels : la présence, au même moment en Israël, de 11 F-22 Raptor -le chasseur le plus avancé de la planète (non disponible à l’exportation)-, de quatre ravitailleurs en vol supplémentaires et du mastodonte des mers, le Gerald Ford, en Méditerranée orientale.

La décision a été prise sur la base de renseignements indiquant une frappe préventive de l’Iran. Une attaque combinée et précise a été ordonnée. Elle a visé des infrastructures stratégiques, dont les sites nucléaires, les ports, les usines de missiles, les radars et les systèmes de lancement. Le but étant d’affaiblir les capacités militaires et l’intensité des représailles, mais également de favoriser un changement de régime.

Khamenei ne pourra plus massacrer son peuple et menacer de destruction Israël

Dans ce conflit, l’État hébreu a mobilisé 200 appareils et frappé 500 cibles, du jamais-vu. La première action de Tsahal a été l’élimination de l’ayatollah Khamenei, de son conseiller Ali Shamkhani, en charge du programme nucléaire, du ministre de la Défense et du commandant des Gardiens de la révolution.

D’abord mise en doute, la disparition du Guide suprême -même s’il a un remplaçant- est un coup très dur pour le pouvoir. Elle revêt une dimension quasi apocalyptique pour une théocratie qui s’était fixé comme mission divine d’éradiquer l’entité sioniste. Dès les premiers impacts, le peuple s’est mis à chanter et à danser dans la rue, démentant de manière éclatante les soi-disant spécialistes TV ou les soutiens du régime qui affirmaient que le peuple ne suivrait pas.

Représailles de la République islamique d’Iran

Les mollahs et les pasdarans avaient promis de « déclencher les feux de l’enfer » et de réduire à néant « le grand et le petit Satan » en cas d’attaque. La réponse n’a pas été à la hauteur des menaces.

Bien loin des prédictions alarmantes de certains, les Gardiens de la révolution ont lancé drones et missiles en direction de sept pays arabes (Arabie saoudite, Bahreïn, Irak, Jordanie, Koweït, Qatar, EAU) ainsi qu’Israël, provoquant, pour l’heure, des dégâts limités. Les bases américaines ont été ciblées ainsi que des habitations civiles. Une fois encore, la démonstration a été faite de la supériorité du système multicouche antiaérien « Dôme de fer ». Mais le régime garde encore en réserve les stocks qu’il a reconstitués depuis la cessation des hostilités en juin dernier.

Vers un changement de régime ?

Le locataire de la Maison-Blanche s’est adressé au peuple d’Iran, lui enjoignant de rester à l’abri durant les bombardements. D’une manière solennelle, il a affirmé qu’il préparait le terrain pour qu’il se soulève, se libère et fasse tomber le régime. Le scénario privilégié est que, sous la pression combinée d’une action militaire d’envergure et d’un soulèvement populaire, le régime se fragmente entre « modérés » et radicaux, et que l’armée s’oppose aux Gardiens de la révolution. Cependant, le régime ayant déjà montré ses capacités de résilience, le conflit est loin d’être terminé.

Le jour d’après !

La visite à Jérusalem du Premier ministre indien, Narendra Modi, à la veille de l’attaque contre l’Iran, n’est pas une coïncidence. C’est l’espoir d’un horizon où les islamistes et les pays arabes les plus radicaux seront marginalisés ou contraints de se réformer.

Une alliance se dessine entre les pays signataires des Accords d’Abraham, le Somaliland, d’autres pays d’Afrique et l’Inde. L’Iran, débarrassé des mollahs, suivra. Reza Pahlavi l’a indiqué à maintes reprises, un message qui a fort bien été compris par Riyad, récemment moins motivée à normaliser ses relations avec l’État hébreu. D’autant plus que l’Arabie saoudite vient d’être la cible des missiles perses.

Dans ce contexte, son alliance stratégique avec le Pakistan semble moins opérationnelle que le bouclier offert par Israël. Mais c’est aussi d’Europe que vient le changement avec l’initiative « Sky Shield », intégrant le système antimissile israélien Arrow 3. Initiée par l’Allemagne, elle protège le ciel de 24 pays européens contre les attaques de l’armée russe équipée de drones iraniens.

Il est grand temps de refermer la sanglante parenthèse du régime des mollahs, qui ouvrirait une nouvelle ère de stabilité, de paix et de prospérité. Cette perspective devrait être soutenue par toutes les démocraties et les États soucieux de leur sécurité !

Hagay Sobol, Professeur de Médecine est également spécialiste du Moyen-Orient et des questions de terrorisme. A ce titre, il a été auditionné par la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée Nationale sur les individus et les filières djihadistes. Ancien élu PS et secrétaire fédéral chargé des coopérations en Méditerranée. Il est Président d’honneur du Centre Culturel Edmond Fleg de Marseille, il milite pour le dialogue interculturel depuis de nombreuses années à travers le collectif « Tous Enfants d’Abraham».

 

 

 

 

 

 

 

Articles similaires