Le militant écologiste Amine Kessaci, engagé de longue date dans la lutte contre le narcotrafic dans les quartiers Nord de Marseille et fondateur de l’association Conscience, figurera en position éligible sur la liste du maire sortant, Benoît Payan. L’annonce a été officialisée hier soir dans les locaux de « l’Après M », plateforme d’entraide citoyenne (14e).

Un atout pour Benoît Payan
Alors que le maire sortant est régulièrement critiqué sur la question de l’insécurité à Marseille, l’arrivée d’Amine Kessaci sur la liste du Printemps marseillais constitue un renfort symbolique et politique. Le 13 novembre dernier, la mort de Medhi Kessaci, assassiné -sans doute pour réduire au silence l’aîné- avait profondément bouleversé Marseille et suscité une vive émotion à l’échelle nationale. Plusieurs personnalités, dont la présidente de l’Assemblée nationale, avaient assisté à ses obsèques. Dans une déclaration à l’AFP, Amine Kessaci affirme avoir obtenu « la garantie de savoir que le maire va porter mon combat » et estime qu’à ses côtés, il pourra « porter la lutte » et faire de Marseille « la vitrine nationale de la lutte contre le narcotrafic ».
Une proximité déjà connue
Lors des élections législatives de 2024, Amine Kessaci avait porté les couleurs des écologistes dans la 3e circonscription de Marseille. Il lui avait manqué 850 voix pour devenir le plus jeune député de France, s’inclinant face à Gisèle Louis (RN). En décembre, lors du dernier conseil municipal, il avait été invité par le maire à s’exprimer dans un hémicycle largement acquis à sa cause. La proximité entre Benoît Payan et Amine Kessaci était déjà notoire ; elle devient désormais officielle avec ce ralliement à une liste rassemblant la gauche, les écologistes et des citoyens.
Joël BARCY



