Publié le 2 novembre 2026 à 12h02 - Dernière mise à jour le 2 novembre 2026 à 12h02
Réunis à Marseille autour d’Alain Gargani, président des Entrepreneurs Sud, les représentants patronaux des départements de Provence-Alpes-Côte d’Azur et plusieurs associations de commerçants du centre-ville ont dressé un constat préoccupant de la situation économique après les violences du 17 octobre. Derrière les centaines de commerces dévastés, ils alertent sur les entreprises restées ouvertes mais privées de clientèle, réclament des aides directes plutôt que de nouveaux prêts et demandent des garanties de sécurité. Dans un second temps, l’organisation patronale a présenté la Grande Consultation des Entrepreneurs, une démarche nationale destinée à faire émerger des propositions économiques en vue de l’élection présidentielle de 2027.

« L’État doit être à la hauteur du désastre »

Le ton a été donné dès l’ouverture de la conférence de presse par Alain Gargani, président des Entrepreneurs Sud, anciennement CPME. Entouré notamment de Fabien Paul pour les Alpes-Maritimes, de Corinne Innesti pour les Bouches-du-Rhône et de représentants des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes, il a tenu à rappeler les liens historiques de l’organisation patronale avec les commerçants.
Les violences du 17 octobre ont ravivé le traumatisme des émeutes de 2023. Les Entrepreneurs Sud avancent un bilan de plus de 560 enseignes vandalisées à l’échelle régionale, dont 527 à Marseille, avec 331 commerces totalement sinistrés et 128 intégralement pillés. L’organisation recense également 16 établissements touchés à Nice, plus de dix à Toulon et cinq dans le Vaucluse. Le préjudice matériel est évalué entre 28 et 35 millions d’euros. Ces chiffres, présentés par l’organisation patronale, ne prennent pas en compte toutes les pertes d’exploitation des commerces qui, sans avoir été directement dégradés, subissent une forte baisse de fréquentation.
Alain Gargani a rappelé les démarches entreprises auprès des pouvoirs publics dès les premières heures des violences, puis lors de la venue du président de la République à Marseille, lundi 26 octobre. « L’État doit être à la hauteur du désastre », a-t-il déclaré, résumant ainsi la principale revendication des représentants économiques. Un plan de soutien de 12 millions d’euros a été mobilisé avec le concours de la Région Sud, du Département des Bouches-du-Rhône, de la Métropole Aix-Marseille-Provence et du groupe CMA CGM. Mais, pour les Entrepreneurs Sud, cette première réponse ne suffira pas à assurer la survie de tous les établissements.
Des aides directes, pas de nouveaux crédits
La principale demande concerne la création d’un fonds de solidarité national proportionné aux préjudices réellement subis. Alain Gargani a notamment évoqué le cas d’une commerçante ayant perdu 120 000 euros de marchandises, dont seulement 50 000 euros seraient couverts par son assurance. Reste une perte de 70 000 euros, impossible à absorber pour une entreprise déjà privée de recettes. « Qui prend les 70 000 ? », interroge-t-il. La possibilité de contracter un prêt supplémentaire, même à taux zéro, ne convainc pas les représentants patronaux. À leurs yeux, l’endettement ne constitue pas une réponse adaptée pour des commerçants qui ignorent quand ils pourront retrouver leur activité. L’organisation réclame donc un examen individualisé des dossiers, en donnant la priorité aux 128 établissements intégralement pillés. « On ne veut pas de forfait. On veut du cas par cas », a insisté Corinne Innesti. Les Entrepreneurs Sud demandent également une prise en charge intégrale de l’activité partielle, y compris pour les entreprises qui n’ont pas subi de dégâts matériels mais dont le chiffre d’affaires s’est effondré. S’y ajoutent le report des échéances fiscales et sociales et l’accès rapide aux aides d’urgence du Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI). Alain Gargani a indiqué que ce dernier dispositif pouvait permettre, selon les situations et les critères d’attribution, une aide allant jusqu’à 6 000 euros pour les travailleurs non salariés. Mais l’urgence est aussi celle des délais administratifs. Entre les expertises d’assurance, les dossiers à constituer et les décisions d’indemnisation, les semaines passent tandis que les loyers, les salaires et les charges continuent de courir.
À Nice aussi, les commerces subissent le contrecoup des violences
Fabien Paul, président des Entrepreneurs des Alpes-Maritimes, a décrit une situation moins étendue qu’à Marseille, mais tout aussi préoccupante pour les professionnels directement concernés. À Nice, 16 commerces ont été touchés, selon le bilan présenté. Au-delà des dégâts, le représentant patronal insiste sur les conséquences psychologiques et économiques des événements. « Il y a ceux qui ont été pillés, […] il y a ceux qui font zéro de chiffre d’affaires. » Il rapporte également une baisse de fréquentation pouvant atteindre 50 % lors du samedi suivant les premières violences, selon les remontées des commerçants, tout en précisant qu’il ne s’agit pas encore d’une étude consolidée. Face à la perspective de nouvelles mobilisations, il défend la possibilité d’autoriser davantage d’ouvertures dominicales, notamment à l’approche des fêtes de fin d’année, pour permettre aux commerces de compenser une partie de leurs pertes.
« Les commerçants qui sont restés debout » souffrent aussi
Pour Corinne Innesti, présidente des Entrepreneurs des Bouches-du-Rhône, les événements d’octobre 2026 constituent une nouvelle épreuve après les émeutes de juillet 2023. « Marseille, l’éternel sacrifié », déplore-t-elle, évoquant un sentiment d’injustice et d’incompréhension parmi les professionnels. Puis, la parole a été donnée aux représentants des associations de commerçants, dont les témoignages ont permis de mesurer l’étendue des difficultés. Guillaume Sicard, président de la fédération Marseille Centre, a choisi de parler de ceux qui n’ont pas subi de pillages mais qui doivent continuer à travailler dans un environnement profondément dégradé. « Ils sont restés debout dans un environnement qui est éteint. » Rue Paradis et dans les artères voisines, les palissades devant les magasins sinistrés, la peur de nouvelles violences et les fermetures préventives contribuent, selon lui, à éloigner les clients. Pour les commerçants qui ont baissé le rideau lors des précédentes journées de mobilisation, la perte d’activité peut atteindre la totalité du chiffre d’affaires habituellement réalisé le samedi. Guillaume Sicard appelle à ne pas limiter les dispositifs d’aide aux seules boutiques matériellement endommagées. Il souhaite une réponse adaptée à chaque situation, notamment pour les salariés des établissements contraints de réduire leur activité. Mais il lance aussi un appel direct aux habitants : « Venez consommer en centre-ville. » « Venez nous soutenir, venez même nous saluer, ça nous fera déjà plaisir. Et si en plus, vous pouvez acheter, ça serait bien. » Ainsi malgré les difficultés, de nombreux commerces ont rouvert et souhaitent accueillir leur clientèle.
Rue de la République, une commerçante endettée et un avenir suspendu
Alban Lipp, président de l’association des commerçants de la rue de la République, a choisi de raconter l’histoire d’une professionnelle qui venait de s’endetter de plusieurs centaines de milliers d’euros pour reprendre un bar-tabac. Quelques semaines après cette acquisition, son établissement a été ravagé, pillé et partiellement incendié. Il ne lui reste plus de recettes, mais les échéances de son emprunt demeurent. « Comment on fait pour se projeter sur le futur quand on est dans cette situation-là ? », demande Alban Lipp. Il plaide pour une indemnisation rapide, un report des échéances financières et une protection des salariés. Il souligne également une conséquence moins visible des fermetures prolongées : la perte durable de clientèle. Lorsqu’un commerce reste fermé plusieurs mois, les consommateurs prennent de nouvelles habitudes. Même après les travaux et la réouverture, une partie du chiffre d’affaires peut ne jamais revenir. Le président de l’association a aussi fait état de difficultés à obtenir des réponses opérationnelles sur l’activité partielle, malgré les annonces déjà formulées par les pouvoirs publics.
Rue de Rome et Belsunce, l’appel à la solidarité des Marseillais

Nicole Richard-Vespieren, représentante des commerçants et elle-même installée rue de Rome, a insisté sur la capacité de résistance des professionnels du centre-ville. Elle a évoqué une initiative de solidarité venue du monde de l’entreprise : selon son témoignage, Pascal Kuhn, directeur du site Airbus Helicopters de Marignane-Vitrolles, s’est montré favorable à une mobilisation des salariés pour encourager les achats dans les commerces marseillais à l’approche des fêtes. Pour elle, les aides publiques sont indispensables, mais le retour des consommateurs l’est tout autant. Sylvie Pugnan, vice-présidente chargée du commerce au sein de l’organisation patronale départementale, a appelé les collectivités à faciliter l’accès au centre-ville, notamment par des mesures concernant les transports en commun et le stationnement. Elle a également souligné l’importance des animations commerciales de fin d’année pour redonner envie aux Marseillais de fréquenter leurs commerces de proximité.
Thérèse Basse, de l’association des commerçants de Belsunce, a tenu à rappeler la dimension humaine de ces destructions. « On oublie que derrière chaque dirigeant, ce sont des êtres humains qui ont des familles, qui ne sont pas une menace pour les manifestants. Si leur commerce est détruit, c’est leur famille qui est détruite. »
La sécurité, condition indispensable au retour des clients

La question de la sécurité a traversé l’ensemble des interventions. Les représentants patronaux estiment que le dispositif déployé lors des violences du 17 octobre n’était pas adapté à l’ampleur de la mobilisation. Alain Gargani a rapporté les explications qui lui auraient été données par les autorités, notamment sur une sous-estimation du nombre de participants et sur le déclenchement plus précoce que prévu des troubles. Les Entrepreneurs Sud demandent désormais que les manifestations ne traversent plus les principales artères commerçantes lorsque leur sécurité ne peut être garantie. « On est contre toute manifestation qui ne serait pas garantie en sécurité à la fois des commerçants, mais aussi du public », a précisé Alain Gargani. L’organisation souhaite notamment préserver la rue de Rome, la rue Paradis et les secteurs à forte concentration commerciale. Pour les représentants des commerçants, le défi ne se limite pas à empêcher de nouvelles dégradations. Il consiste également à restaurer la confiance des habitants, sans laquelle la fréquentation des centres-villes ne pourra retrouver son niveau habituel
Cap sur 2027. Les Entrepreneurs Sud veulent replacer l’économie réelle au cœur du débat présidentiel
Après avoir donné la parole aux commerçants meurtris par les violences d’octobre, Alain Gargani, président des Entrepreneurs Sud, a ouvert un second volet : la Grande Consultation des Entrepreneurs. Une initiative nationale qui entend faire émerger, depuis les territoires, des propositions concrètes pour peser sur les débats économiques de la présidentielle de 2027. Autour de lui, les représentants des Bouches-du-Rhône, des Alpes-Maritimes, des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence ont présenté leurs préoccupations et leurs rendez-vous. Le Var et le Vaucluse, absents de la conférence, participeront également à cette consultation.
« On n’est pas dans le constat, on est dans les propositions »
À l’origine de cette initiative, un constat dressé par Alain Gargani, également membre du comité exécutif national de l’organisation patronale : les entrepreneurs ne se reconnaissent pas suffisamment dans les débats politiques qui s’annoncent. « On a été, on va dire, effarés, effarés par les sujets abordés, des coups de com’, mais aucun ne parle des entrepreneurs. » De cette insatisfaction est née une question : si les entrepreneurs avaient à définir eux-mêmes les priorités économiques du pays, quelles solutions proposeraient-ils ? La Grande Consultation, organisée du 15 octobre au 15 janvier, doit permettre de recueillir ces réponses au cours de plus de 100 rencontres territoriales à travers la France, dont six en Région Sud. « On n’est pas dans le constat, parce qu’on l’a tous fait, le constat, au quotidien, on le vit, on sait exactement ce qui va pas, on est dans les propositions », insiste Alain Gargani. L’organisation veut associer les chefs d’entreprise, les salariés, les indépendants, les citoyens et les fédérations professionnelles. Une plateforme participative, lagce.fr, permet également de déposer des idées. Les contributions seront ensuite confrontées aux réflexions d’un laboratoire d’idées national. Une synthèse de propositions concrètes et chiffrées doit être présentée en mars 2027 aux candidats à l’élection présidentielle. « L’idée, en fait, de ce sujet, c’est remettre l’économie au centre du débat », résume Alain Gargani.
Corinne Innesti : Créer de la richesse et donner aux entreprises les moyens de se développer
Cinq grandes thématiques structurent la consultation. La première, consacrée à la création de richesse, a été présentée par Corinne Innesti, présidente des Entrepreneurs des Bouches-du-Rhône. Pour elle, les difficultés des entreprises tiennent notamment au manque de visibilité fiscale, à l’accumulation des normes et aux tensions de trésorerie. Elle évoque la nécessité d’une fiscalité plus stable, d’une simplification administrative, d’une réduction des délais de paiement et d’un accès facilité au financement. Mais créer de la richesse suppose aussi d’encourager ceux qui prennent le risque d’entreprendre, d’innover et d’investir. Corinne Innesti insiste enfin sur un enjeu parfois moins visible : la transmission des entreprises. Derrière les mécanismes fiscaux se pose la question de la confiance dans l’avenir et de la capacité à trouver des repreneurs.
La consultation doit précisément permettre de transformer ces difficultés identifiées de longue date en propositions opérationnelles.
Daniel Salenc : Redonner toute sa valeur au travail et préparer l’avenir des jeunes
Daniel Salenc, futur président des Entrepreneurs 13, a choisi de développer une deuxième question : comment redonner toute sa valeur au travail ? Il refuse de réduire le sujet à la seule rémunération. « Dans le mot valeur, il y a plein de sens. On peut parler de valeur financière, mais on peut parler de valeur de l’effort, on peut parler de reconnaissance dans le travail. » Pour lui, les organisations patronales ne doivent pas seulement chercher à défendre la situation des actifs d’aujourd’hui. Elles doivent aussi réfléchir à ce que sera le travail de demain et à la place qu’y occuperont les jeunes générations. Il souhaite donc que ces dernières participent largement à la consultation, afin d’exprimer leurs attentes, leurs aspirations et leur conception de l’entreprise. Cette réflexion sera particulièrement présente lors du rendez-vous des Bouches-du-Rhône, organisé le 17 novembre à The Camp, à Aix-en-Provence. Le département a également retenu une problématique territoriale : comment conjuguer développement économique, réussite entrepreneuriale et espoir collectif ? Daniel Salenc invite à réfléchir à la place de l’entreprise dans la société, à son rôle auprès des salariés et à sa capacité à proposer un avenir collectif. Le président national de l’organisation, Amir Reza Tofidi, est annoncé à cette rencontre.
Fabien Paul: « On ne veut pas 400 personnes, nous, on veut une centaine de personnes »
Pour Fabien Paul, président des Entrepreneurs des Alpes-Maritimes, la question du redressement des finances publiques est indissociable de la préservation du modèle social. Le sujet lui paraît d’autant plus important que les difficultés économiques et sociales appellent des réponses publiques qui doivent pouvoir être financées. Mais il insiste surtout sur la méthode de la Grande Consultation. Le rendez-vous des Alpes-Maritimes se tiendra le 10 décembre au Pôle Alpha, à Sophia Antipolis. Contrairement aux grandes réunions qui peuvent rassembler plusieurs centaines de participants, Fabien Paul privilégie un format plus resserré. « On ne veut pas 400 personnes, nous, on veut une centaine de personnes parce qu’on veut vraiment que ce soit un travail collaboratif. » L’objectif n’est pas d’additionner les prises de parole, mais de permettre un travail collectif suffisamment approfondi pour aboutir à des propositions. « Pas de cahiers de doléances, mais au contraire des solutions », rappelle-t-il, reprenant le principe défendu par Alain Gargani. Fabien Paul souhaite que les conclusions de cette consultation puissent prendre la forme d’un livre blanc issu du terrain, susceptible d’être soumis aux responsables politiques. La question de la dette publique sera notamment au cœur des échanges. Il considère que rechercher l’équilibre des finances publiques tout en préservant le modèle social constitue un exercice incontournable, même s’il reconnaît ne pas disposer à ce stade d’une solution toute faite.
Cédric Fenoy : « Défendre la souveraineté économique et retrouver des savoir-faire»
Dans les Hautes-Alpes, Cédric Fenoy, représentant des Entrepreneurs 05, a développé le quatrième grand thème de la consultation : la souveraineté économique et la protection contre les concurrences déloyales. Il évoque le poids des charges et des taxes, les difficultés rencontrées par les entreprises industrielles, mais aussi la nécessité de préserver les capacités de production sur le territoire national. À ses yeux, la souveraineté économique ne se résume pas à une déclaration d’intention. Elle suppose de faciliter l’installation et le développement des activités, de disposer d’espaces adaptés et de travailler avec les responsables publics sur les conditions d’accueil des entreprises. La question concerne aussi les centres-villes, leur accessibilité et leur capacité à accueillir durablement des commerces. Cédric Fenoy souligne par ailleurs les effets de la concurrence internationale, mais aussi ceux des différences de conditions économiques entre pays européens. Il plaide pour la reconquête des savoir-faire et le développement de filières capables de produire davantage sur le territoire. Le rendez-vous des Hautes-Alpes se déroulera le 3 décembre, à 15 heures, à la CCI des Hautes-Alpes, à Gap.
Gilles Bizot: «Faire des transitions écologique, numérique et sociétale des opportunités»
Gilles Bizot, délégué territorial des Entrepreneurs 04, a d’abord tenu à exprimer la solidarité des Alpes-de-Haute-Provence envers les commerçants victimes des violences. Son département n’a pas subi de dégradations comparables, mais les événements marseillais ont été suivis avec inquiétude. Il a ensuite abordé le cinquième thème de la consultation : comment transformer les grandes transitions en opportunités pour les entreprises ? Gilles Bizot en distingue trois : la transition écologique, la transition numérique et la transition sociétale. Les transformations économiques et technologiques peuvent, selon lui, fragiliser certaines activités, mais elles ouvrent aussi de nouvelles perspectives. Encore faut-il accompagner les entreprises et adapter les réglementations. Il évoque également la nécessité de réfléchir à l’évolution des modes de consommation et à la place de la sobriété dans les années à venir. Au-delà des grandes orientations nationales, Gilles Bizot insiste sur les particularités des Alpes-de-Haute-Provence. « Vous imaginez bien qu’on n’a pas les mêmes contraintes dans le 04 que dans le 13. » Dans ce département à la fois industriel et touristique, le pouvoir d’achat représente une préoccupation majeure. La mobilité constitue également un enjeu particulier dans un territoire étendu, où les déplacements sont souvent indispensables et de plus en plus coûteux. Ces questions nourriront la rencontre du 24 novembre, à 18 h 30, au Padel de Manosque.
Une consultation nationale, mais des réponses adaptées à chaque territoire
C’est l’une des particularités du dispositif : les rencontres ne seront pas de simples déclinaisons d’un programme national uniforme. Chaque territoire sélectionnera trois des cinq grandes thématiques et y ajoutera une question propre à ses réalités économiques et sociales. Les Alpes-de-Haute-Provence pourront ainsi mettre l’accent sur le pouvoir d’achat, le tourisme et la mobilité, tandis que les Bouches-du-Rhône interrogeront la capacité du développement économique à produire aussi de la réussite entrepreneuriale et de l’espoir collectif. Cette organisation doit permettre de confronter les grandes orientations économiques aux situations vécues quotidiennement par les entreprises, leurs salariés et les habitants.
Des propositions plutôt qu’un nouveau catalogue de revendications
À l’issue de cette consultation, Les Entrepreneurs entendent présenter aux candidats à la présidentielle de 2027 un ensemble de propositions issues des territoires, des fédérations professionnelles et du laboratoire d’idées. La démarche se veut non partisane. L’organisation n’entend pas écrire le programme d’un candidat, mais soumettre à tous des solutions qu’elle estime nécessaires au redressement économique du pays. Alain Gargani insiste sur l’ouverture de la consultation aux salariés et aux citoyens : les réponses ne doivent pas venir exclusivement des chefs d’entreprise.
Patricia CAIRE
Les six rendez-vous annoncés en Région Sud sont les suivants :
- Bouches-du-Rhône : mardi 17 novembre à 18 h 30, The Camp, Aix-en-Provence.
- Alpes-de-Haute-Provence : mardi 24 novembre à 18 h 30, Padel de Manosque.
- Hautes-Alpes : jeudi 3 décembre à 15 heures, CCI des Hautes-Alpes, Gap.
- Alpes-Maritimes : jeudi 10 décembre, Pôle Alpha, Sophia Antipolis.
- Var : lundi 14 décembre à 18 heures, campus de la Grande Tourrache, La Garde.
- Vaucluse : mardi 15 décembre à 18 heures, groupe Belmont, Avignon.



