Marseille-Nice. Un an après, Transdev revendique 98 % de trains à l’heure et une fréquentation en hausse

Publié le 30 juin 2026 à 23h25 - Dernière mise à jour le 30 juin 2026 à 23h25

Un an après son arrivée sur la ligne Marseille-Nice, l’opérateur privé Transdev dresse un premier bilan de l’ouverture à la concurrence. La ponctualité atteint 98 %, les abonnements sont proposés à des tarifs plus attractifs et la fréquentation progresse. Premier président de région à avoir engagé cette ouverture à la concurrence, Renaud Muselier estime que ces résultats confortent un choix qui avait suscité de nombreuses critiques lors de son lancement.

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Les trains ZOU! exploités par Transdev assurent 14 allers-retours quotidiens entre Marseille et Nice. L’opérateur célèbre la première année d’exploitation de cette ligne ouverte à la concurrence par la Région Sud. (Photo Joël Barcy)

Région pionnière

En lançant l’ouverture à la concurrence sur la ligne Marseille-Nice, Renaud Muselier s’est exposé à de nombreuses critiques. Être pionnier ne va jamais sans susciter des réserves, et beaucoup attendaient les premiers mois d’exploitation de Transdev pour juger de la pertinence de ce choix. Un an plus tard, le président de la Région estime que les résultats lui donnent raison. « Tout le monde nous disait que cela ne marcherait pas. Eh bien, la preuve est faite : ça marche », se félicite Renaud Muselier. « Aujourd’hui, les voyageurs disposent de trains neufs, tous climatisés, équipés du Wi-Fi et de vidéoprotection. Avant, nous avions de vieux trains Corail souvent en panne. Nous affichons désormais 98 % de trains à l’heure, alors qu’auparavant jusqu’à 20 % arrivaient en retard et 10 % étaient supprimés. Un an après le lancement, nous célébrons notre cinq millionième voyageur. »

Aventure périlleuse

L’aventure n’a pourtant pas été simple pour Transdev. L’opérateur a dû louer des trains, faute d’avoir reçu les nouvelles rames dans les délais, recruter quelque 190 collaborateurs, intégrer une trentaine d’agents de la SNCF et doubler l’offre avec quatorze allers-retours quotidiens entre Marseille et Nice. Ce travail de longue haleine n’a pas été piloté depuis le siège du groupe, mais majoritairement sur le terrain. « Cela demande beaucoup de préparation et beaucoup d’attention, reconnaît Thierry Mallet, PDG de Transdev. Le modèle que nous avons mis en place est très local : nous veillons à ce que les décisions soient prises par des experts de terrain. C’est, selon nous, un meilleur fonctionnement qu’un modèle où elles seraient prises à Paris. Les équipes de la capitale, comme celles d’autres pays européens, nous ont apporté un soutien technique, mais le centre de décision est resté local, au plus près des clients, des enjeux et des besoins des passagers. »

Bond de la fréquentation

Corollaire de l’amélioration du service et d’abonnements 20 % moins chers, la fréquentation a bondi de 25 %, sans dégrader la ponctualité. « J’ai la carte étudiante ZOU et je voyage très facilement sur toute la côte, c’est vraiment pratique, raconte Romane Drevon-Serré. En plus, les trains sont très majoritairement à l’heure, même s’il y a souvent beaucoup de monde. »

Une ligne de référence

Marseille Nice sert aujourd’hui de référence à Transdev pour tenter de décrocher d’autres marchés en région.  L’opérateur connaissait l’enjeu, il a été précautionneux.  Aujourd’hui tout le monde est gagnant.

Reportage Joël BARCY

 

 

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