One Voice poursuit l’Arche de Noël: «Un élevage-usine camouflé derrière l’appellation trompeuse de refuge»

D’octobre 2022 à février 2023, One Voice a enquêté au sein de l’Arche de Noël à Béziers. Nous y avons découvert l’horreur absolue. Ce lieu se dit être un « refuge » créé en 1982 par Noël Azzopardi. Si un refuge a normalement pour but de recueillir les animaux en provenance de fourrière ou abandonnés par leurs humains afin de leur trouver une nouvelle famille, celui-ci a une tout autre vocation : la reproduction massive afin de les revendre au prix fort, pour soi-disant faire vivre cet établissement. Nous avons déposé plainte et demandons à ce que les animaux soient saisis.

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Chienne reproductrice au sein de l’Arche de Noël ©One Voice

Au delà de cette présentation succincte du dossier et de la vidéo qui suit,  vous trouverez en fin de communiqué cinq articles et cinq vidéos associées  développant des aspects spécifiques que nous dénonçons dans ce lieu.

Des animaux en surpopulation, enfermés, qui sortent très rarement voire jamais, qui pataugent dans la boue à longueur de journée, une hygiène épouvantable, mais surtout, des êtres vivants exploités pour une reproduction de masse : voilà le sort réservé aux malheureux qui s’y trouvent.

L’activité d’élevage pratiquée de manière illégale et en toute connaissance de cause

Azzopardi est parfaitement conscient qu’il n’a pas le statut d’éleveur puisqu’il l’explique lui-même : « Je suis pas déclaré éleveur. Il manquerait plus que je paye les taxes, les impôts, les ci. » L’activité d’élevage est dissimulée dans le seul but de ne pas avoir à déclarer de revenus à l’administration.

Les bénévoles aussi sont au courant, et l’une d’entre eux reconnaît facilement que les chiens sont détenus dans de mauvaises conditions :« Je sais que c’est pour subvenir aux besoins du refuge, mais pour moi c’est pas des bonnes conditions pour faire de l’élevage de chiens, quoi .» Elle ajoute même qu’en réalité, la majorité de ceux présentés à l’adoption ne proviennent pas d’abandons, mais de la reproduction intense des chiennes détenues sur place.

Les chiennes sont giflées, les « champions » « branlés »

En plus d’être exploités, les chiens sont détenus dans un milieu insalubre. Les malinois en particulier pataugent en permanence dans des box boueux. Leur seul moyen de se mettre au sec : une niche cassée et un panier miteux.

Les femelles – si elles ont la chance d’être au sec – sont enfermées à longueur de journée dans des cages exiguës et dans l’obscurité. Les chiots nouveaux-nés, particulièrement sensibles aux maladies, sont manipulés sans aucune précaution et exposés à de la fumée de cigarette. Une pauvre chienne, qui profitait de ses dix minutes de sortie quotidienne, curieuse, a eu le malheur de s’approcher des chiots. Réaction immédiate : une gifle, gratifiée d’un « Dégage ! ».

Pour continuer dans le sordide, le patron n’a d’ailleurs aucune honte à expliquer qu’il « branle » ses chiens pour avoir recours lui-même à des inséminations artificielles, parce qu’ « il sait pas baiser ce con ». Le temps, c’est de l’argent, alors on ne va quand même pas attendre que les chiens se reproduisent naturellement ! Parce qu’il n’y a pas de limite au cynisme, on apprend d’ailleurs que tous les reproducteurs sont baptisés « Champion », « comme ça, on se trompe pas ».

One Voice a porté plainte contre le propriétaire afin de mettre un terme au calvaire de ces animaux. Nous appelons le public à signer notre pétition pour demander la fermeture de cet élevage.

 

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