Présidentielle 2027. Le Parti communiste met à l’écart les députés qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon

Publié le 7 novembre 2026 à 20h04 - Dernière mise à jour le 7 novembre 2026 à 20h04

La fracture s’accentue au sein du Parti communiste français (PCF). Ce samedi 7 novembre, son Conseil national a annoncé que les adhérents choisissant de soutenir un autre candidat que Fabien Roussel à l’élection présidentielle de 2027 se plaçaient « de lui-même en dehors du parti et de ses instances ». Une mise en garde qui vise notamment les députés communistes ayant annoncé leur soutien à Jean-Luc Mélenchon.

Jeudi, neuf des dix-sept députés du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée nationale, dont quatre communistes et cinq élus ultramarins, avaient annoncé leur ralliement au leader de La France insoumise. Parmi eux figurent Stéphane Peu, président du groupe, Elsa Faucillon et Soumya Bourouaha. Le quatrième député communiste signataire, Nicolas Sansu, avait déjà rendu sa carte du PCF.

Pour justifier leur choix, les parlementaires invoquent notamment le risque d’une victoire du Rassemblement national en 2027. Stéphane Peu assume une démarche qu’il assimile à « un acte de désobéissance civile ». Mais la direction communiste rappelle que les militants ont approuvé à 72 %, début septembre, la candidature de Fabien Roussel. Pour le Conseil national, ceux qui soutiennent un autre candidat ne peuvent plus participer aux instances du PCF ni s’exprimer en son nom pendant cette période. Cette rupture illustre les profondes divergences stratégiques qui traversent la gauche à l’approche de la présidentielle, entre défense des candidatures partisanes et volonté de rassemblement autour de Jean-Luc Mélenchon.

Articles similaires