Publié le 11 septembre 2026 à 21h20 - Dernière mise à jour le 11 septembre 2026 à 21h20
Les candidatures sont désormais connues. La préfecture des Bouches-du-Rhône a publié ce vendredi 11 septembre les neuf listes qui se disputeront les huit sièges de sénateurs le 27 septembre. Elles n’étaient que six lors du précédent scrutin de 2020. Derrière des intitulés qui mettent presque tous en avant les communes et les territoires se dessine un paysage politique particulièrement fragmenté, à droite comme à gauche. Avec également une absence remarquée : celle du sénateur sortant LR Stéphane Le Rudulier, qui avait pourtant annoncé cet été son intention de se représenter.
Le dépôt des candidatures s’est achevé ce vendredi à 18 heures. Au total, 90 candidats pour huit sièges seront donc soumis au vote des grands électeurs des Bouches-du-Rhône. Dans ce département où trois sénateurs ou plus sont élus, le scrutin se déroule à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne, sans panachage ni vote préférentiel. La bataille promet d’être d’autant plus serrée que sept des huit sénateurs sortants repartent : Brigitte Devésa, Valérie Boyer, Jérémy Bacchi, Marie-Arlette Carlotti, Guy Benarroche, Mireille Jouve et Stéphane Ravier.
Devésa-Muselier, l’alliance de la droite et du centre
Derrière l’intitulé « Cap sur l’avenir de nos villes et villages », on retrouve la liste conduite par la sénatrice sortante Brigitte Devésa (UDI), avec Renaud Muselier (Renaissance) en deuxième position. Cette alliance d’une partie de la droite et du centre a reçu le soutien des instances nationales de LR, mais n’a pas empêché plusieurs candidatures concurrentes à droite.
« Cap sur l’avenir de nos villes et villages »
- Brigitte Devésa
- Renaud Muselier
- Véronique Miquelly
- Michel Pécout
- Catherine Moyemont Gaildry
- Martial Alvarez
- Anne Claudius-Petit
- Philippe Ardhuin
- Sophie Joissains
- David Galtier
Marie-Pierre Callet pour le RN et l’UDR
« Au service des communes pour défendre les Bouches-du-Rhône » est la liste conduite par Marie-Pierre Callet, issue de l’alliance entre le Rassemblement national et l’UDR. Elle compte notamment l’ancienne députée européenne Joëlle Mélin et le député José Gonzalez.
« Au service des communes pour défendre les Bouches-du-Rhône »
- Marie-Pierre Callet
- Fabien Bravi
- Joëlle Mélin
- Christophe Gonzalez
- Eléonore Bez
- Romain Tonussi
- Laure-Agnès Caradec
- Emmanuel Fouquart
- Christelle Perissouti
- José Gonzalez
Stéphane Ravier joue sa propre carte
Le sénateur sortant Stéphane Ravier conduit « Libertés communales, bon sens provençal ». Élu en 2020 sur une liste RN, il siège aujourd’hui parmi les non-inscrits et se présente cette fois indépendamment de la liste RN-UDR.
« Libertés communales, bon sens provençal »
- Stéphane Ravier
- Emmy Font
- Antoine Baudino
- Magali Kerbart
- Jean-Guillaume Remise
- Virginie Merlin
- Alain Nemeth
- Céline Levieux
- Dany Lamy
- Chantal Agius
Hervé Granier, une autre liste à droite
Le maire de Gardanne Hervé Granier conduit « La voix de nos communes, la force du terrain ». Une candidature supplémentaire dans un espace politique de droite déjà particulièrement encombré.
« La voix de nos communes, la force du terrain »
- Hervé Granier
- Pascale Licari
- Patrick Ghigonetto
- Anne-Marie d’Estienne d’Orves
- Dimitri Farro
- Angele Catherine Melkonian
- Vincent Tiquet
- Claire Campodonico
- Jacques Renault
- Mélanie Leroy
Mireille Jouve repart avec « Le 13 en tête »
La sénatrice sortante Mireille Jouve, membre du groupe RDSE au Sénat, conduit « Le 13 en tête » et brigue un nouveau mandat.
« Le 13 en tête »
- Mireille Jouve
- Jérôme Guichard
- Hélène Varre
- Thierry Dallard
- Sandrine Mangion-Lerda
- Gabriel Colombet
- Simone Porthoghese née Gay
- Vincent Languille
- Emmanuelle Taupin-Mayor
- Jean-Louis Lepian
Trois sénateurs sortants réunis sur la liste d’union de la gauche
Sous l’intitulé « À l’écoute des territoires, au service des communes », le sénateur communiste Jérémy Bacchi conduit la liste d’union PCF-PS-Écologistes. Ses trois premières places sont occupées par trois sortants : Jérémy Bacchi, Marie-Arlette Carlotti et Guy Benarroche.
« À l’écoute des territoires, au service des communes »
- Jérémy Bacchi
- Marie-Arlette Carlotti
- Guy Benarroche
- Clara Jaboulay
- Loïc Gachon
- Hélène Gaillard
- Eric Garcin
- Anne Brotot
- Jean-Pierre Squillari
- Nathalie Hetsch
Valérie Boyer défie la liste soutenue par LR
La sénatrice sortante Valérie Boyer conduit « Une droite libre et républicaine. Des maires au service des maires ». Elle avait refusé la quatrième place qui lui était proposée sur la liste Devésa-Muselier et a décidé de partir de son côté.
« Une droite libre et républicaine. Des maires au service des maires »
- Valérie Boyer
- Pascal Chauvin
- France Leroy
- Jean Mangion
- Marion Biscione
- Serge Mori
- Magali Scalzo
- Maxime Aghemo
- Catherine Pila
- Guy Teissier
Jean-David Ciot avec « La voix des élus de Provence »
L’ancien député socialiste et maire du Puy-Sainte-Réparade Jean-David Ciot conduit « La voix des élus de Provence », en dehors de la liste d’union de la gauche menée par Jérémy Bacchi.
« La voix des élus de Provence »
- Jean-David Ciot
- Sophie Arnaud
- Arthur Salone
- Lila Lokmane
- Georges Panagiotou
- Noelle Ciccolini Jouffret
- Nicolas Romain
- Corine Julien Pasqualini
- Hugues Beaujard
- Stéphanie Person
LFI présente également sa liste
Enfin, La France insoumise part séparément sous l’intitulé particulièrement explicite « Faisons entrer le programme du Nouveau Front populaire au Sénat », avec Michelle Blanchard Svoboda en tête de liste.
« Faisons entrer le programme du Nouveau Front populaire au Sénat »
- Michelle Blanchard Svoboda
- Jean-Philippe Prost
- Jecila Regad
- André-Pierre Dufresne
- Smahane Mebarki
- Vincent Trotot
- Charlotte Deweerdt
- Alexis Feix
- Léa Bijaoui
- William Silvestre Da Silva
Stéphane Le Rudulier, l’absence remarquée
Il devait constituer une autre candidature à droite. Stéphane Le Rudulier ne figure finalement sur aucune des neuf listes déposées. Le sénateur sortant LR, qui n’avait pas obtenu l’investiture de son parti dans un contexte marqué par plusieurs affaires et enquêtes en cours, avait pourtant annoncé en juillet son intention de briguer un nouveau mandat en dissidence. Il avait notamment été mis en cause dans une affaire de violences volontaires qu’il conteste formellement. La clôture officielle du dépôt des candidatures confirme donc son retrait de la course. Une absence d’autant plus notable que Stéphane Le Rudulier est le seul des huit sénateurs sortants à ne pas solliciter un nouveau mandat.
De six listes en 2020 à neuf en 2026
La comparaison avec le précédent scrutin mesure l’éclatement du paysage politique. Six listes seulement s’étaient présentées en 2020, contre neuf cette année. Quatre avaient obtenu des sièges : trois pour la liste de droite conduite par Patrick Boré, trois pour celle menée par Jérémy Bacchi, un pour Jean-Noël Guérini et un pour Stéphane Ravier.
Six ans plus tard, la droite et le centre abordent le scrutin avec plusieurs listes concurrentes, tandis que la gauche, malgré l’accord PCF-PS-Écologistes, doit également composer avec Mireille Jouve, Jean-David Ciot et LFI. À l’extrême droite, la liste RN-UDR devra de son côté affronter celle de Stéphane Ravier.
Avec neuf listes pour seulement huit sièges, les voix des grands électeurs vont donc se disperser davantage qu’en 2020. Dans un scrutin proportionnel où quelques dizaines de suffrages peuvent peser sur l’attribution du dernier siège, les divisions pourraient compter autant que les rapports de force traditionnels.
Émilie BALLARD



