Après les matchs nuls contre Angers, Toulouse et le Paris FC, l’OM perd encore deux points après avoir mené (2-0). Les Olympiens ont craqué et ont concédé l’égalisation sur un penalty à la septième minute du temps additionnel, sous les sifflets du Vélodrome en colère.

l’OM malade et en manque de confiance

Les références cinématographiques sont nombreuses pour illustrer l’histoire rocambolesque de l’Olympique Marseille depuis 1899. On peut en retenir deux pour cette semaine qui a débuté avec le départ de Roberto De Zerbi et s’est conclu avec le match nul contre Strasbourg.
« Atmosphère, Atmosphère ! », répliquait Arletty à Louis Jouvet dans « Hôtel du Nord » de Marcel Carne en 1938. Il a régné en effet une drôle d’atmosphère à la Commanderie depuis le retour de Paris ou l’OM a sombré. Hier après-midi à l’Orange Vélodrome sous les yeux de Frank McCourt propriétaire du club depuis 2016 et de Shéhérazade Semsar-de Boisséson vice-présidente du conseil de surveillance de l’OM et présente à la Commanderie tous les jours, les joueurs de Jacques Abardonado, entraîneur intérimaire, ont encore bafouillé leur jeu dans le dernier quart d’heure du temps réglementaire. Greenwood et Gouiri avaient pourtant ouvert la voie d’un succès qui tendait les bras à cet OM malade et en manque de confiance. Mais, rattrapés par leurs vieux démons, les Marseillais ont reculé sous la pression des Alsaciens qui ont repris confiance en réduisant le score par Nanasi avant d’égaliser sur un penalty transformé par Panichelli, accordé pour une faute stupide de Emerson sur Yassine.
Les supporters entre amertume et révolte
« Tu me fends le coeur », disait avec sa belle voix grave Raimu à Escartefigue dans Marius, le film de Marius Pagnol en 1931. Les fidèles supporters de l’OM sont tristes et en colère à cause des résultats affligeants de leur équipe depuis le mois de janvier. Les banderoles et les slogans hostiles n’ont pas manqué hier soir. À la fin du match, certains regroupés sur le parvis Jean Bouin ont voulu entrer en force dans les salons d’honneur du stade pour avoir des explications de Frank McCourt, de Pablo Longoria et de Mehdi Benatia sur la situation du club. Ils ont été bloqués par les services de sécurité.
Avant de jouer à Brest vendredi prochain, la semaine sera longue à la Commanderie en attendant que Habib Beye ou un autre entraîneur prenne la direction de cette équipe malade, en pleine crise de confiance et de résultats.
Gilbert DULAC



