Publié le 9 juin 2026 à 8h35 - Dernière mise à jour le 9 juin 2026 à 8h35
Des millions d’enfants s’apprêtaient à retrouver leurs salles de classe lorsque la terre a commencé à trembler. Un séisme de magnitude 7,8 a frappé lundi matin l’île de Mindanao, dans le sud des Philippines, faisant au moins 19 morts et plus de 130 blessés selon un bilan encore provisoire.

La secousse s’est produite à 7h37, heure locale, au large de la province de Sarangani. Immédiatement, des alertes au tsunami ont été déclenchées dans plusieurs régions de l’archipel ainsi que dans certains pays voisins. Les autorités ont procédé à des évacuations préventives avant de lever les alertes quelques heures plus tard. Le tremblement de terre a touché une région densément peuplée. Avec près de 26 millions d’habitants, Mindanao constitue la deuxième plus grande île des Philippines. Les secours poursuivent leurs opérations dans plusieurs secteurs difficiles d’accès alors que douze personnes sont toujours portées disparues.
Depuis la secousse principale, plus de 130 répliques ont été enregistrées, certaines atteignant une magnitude de 6,7. Plusieurs infrastructures ont subi d’importants dégâts. Des écoles, des hôpitaux, des bâtiments administratifs ainsi que des habitations ont été endommagés. Dans certaines zones, les habitants sont également confrontés à des coupures d’électricité et de télécommunications tandis que des routes et des ponts endommagés compliquent l’arrivée des secours.
Plus de trois millions d’élèves privés de rentrée
Le séisme est survenu au premier jour de l’année scolaire pour des millions d’enfants de Mindanao. Selon les autorités, environ 3,2 millions d’élèves sont concernés par la suspension des cours. Plus de 6 200 établissements scolaires publics et privés resteront fermés le temps de procéder aux inspections de sécurité et aux évaluations des bâtiments. L’unicef s’est dit particulièrement préoccupé par les conséquences de la catastrophe sur les enfants. Plusieurs élèves figurent parmi les blessés et de nombreux établissements ont subi des dommages. « La sécurité des élèves et des enseignants doit rester la priorité absolue », a rappelé l’agence onusienne, qui indique pouvoir mobiliser rapidement des stocks d’urgence et une aide financière. Au-delà des dégâts matériels, les organisations humanitaires redoutent également les effets psychologiques d’une catastrophe qui intervient dans un contexte marqué par la répétition des répliques.
Les secours mobilisés à grande échelle
Face à l’ampleur du séisme, le président Ferdinand Marcos Jr. a ordonné la mobilisation immédiate des services de secours et des agences chargées de la gestion des catastrophes. Des équipes spécialisées dans les opérations de sauvetage, la santé, l’éducation et les infrastructures ont été déployées dans les zones sinistrées. Des centres de commandement mobiles, des travailleurs sociaux et des cuisines de campagne ont également été mobilisés pour assister les familles déplacées.
Les Nations unies, le Programme alimentaire mondial et la Croix-Rouge philippine ont annoncé leur soutien aux opérations engagées par les autorités. Les évaluations se poursuivent afin de mesurer l’étendue des besoins humanitaires alors que Mindanao fait face à l’un des séismes les plus puissants enregistrés dans la région ces dernières années.
Anna CHAIRMAN avec ONU info



