Publié le 11 juin 2026 à 9h31 - Dernière mise à jour le 11 juin 2026 à 9h31
Le drame qui a conduit à la disparition de Lyhanna continue de susciter des réactions. La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a annoncé un renforcement de ses procédures de contrôle concernant les agents affectés dans les lycées et demande à l’État de faire évoluer la réglementation afin que les employeurs publics soient systématiquement informés lorsqu’un agent est condamné pour des faits incompatibles avec des fonctions exercées auprès de mineurs.
Responsable de 174 lycées et de plus de 4 000 agents régionaux des lycées, la collectivité affirme avoir engagé une réflexion sur le renforcement des dispositifs déjà en place. Aujourd’hui, la Région procède à une vérification systématique du casier judiciaire lors du recrutement des agents. Les contractuels font ensuite l’objet d’un contrôle annuel et une campagne de vérifications par échantillonnage est menée depuis deux ans, représentant près de 1 200 contrôles chaque année. Selon la collectivité, près des deux tiers des agents ont déjà fait l’objet d’une vérification complémentaire.
La Région souhaite désormais aller plus loin en étudiant la possibilité d’un contrôle annuel de l’ensemble des casiers judiciaires des agents affectés dans les lycées afin d’identifier d’éventuelles condamnations intervenues après leur recrutement. Mais l’exécutif régional estime que cette démarche ne peut suffire. Il souligne qu’un employeur public n’est pas automatiquement informé lorsqu’un agent déjà en poste fait ultérieurement l’objet d’une condamnation judiciaire.
C’est pourquoi la Région Sud appelle l’État à instaurer un mécanisme national d’information automatique pour les condamnations incompatibles avec l’exercice de fonctions auprès de mineurs. « Les parents nous confient ce qu’ils ont de plus précieux au monde : leurs enfants », souligne la collectivité dans un communiqué. « La protection des mineurs impose une vigilance absolue. Lorsqu’une condamnation intervient pour des faits incompatibles avec des fonctions exercées auprès de jeunes, la collectivité doit en être immédiatement informée. »
La Région rappelle également disposer d’une cellule dédiée au contrôle et à la discipline lui permettant, lorsqu’un signalement sérieux est porté à sa connaissance, de suspendre un agent et de l’écarter d’un établissement dans des délais très rapides.
Au-delà des mesures annoncées, cette prise de position relance le débat sur le partage d’informations entre l’autorité judiciaire et les employeurs publics lorsqu’il s’agit de personnels travaillant au contact de mineurs.
La rédaction



