Sénatoriales : le compromis qui replace Brigitte Devésa en tête de la droite et du centre

Publié le 24 juin 2026 à 21h31 - Dernière mise à jour le 24 juin 2026 à 21h31

Renaud Muselier (Renaissance) s’efface devant la sénatrice sortante (UDI) Brigitte Devésa. Le 8 avril dernier, le président de Région avait surpris tout le monde en annonçant qu’il conduirait la liste de la droite et du centre aux élections sénatoriales de septembre prochain. Il avait simplement oublié que deux sénatrices sortantes n’entendaient pas s’en laisser conter.

Destimed Senatoriales
Brigitte Devésa conduira finalement la liste de la droite et du centre aux sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône, devant Renaud Muselier et Valérie Boyer. (Photos Joël Barcy – montage IA Destimed )

 Deuxième position

Renaud Muselier a dû s’effacer pour éviter une guerre des deux roses entre les sénatrices sortantes Brigitte Devésa (UDI) et Valérie Boyer (LR). Comme pour les municipales, les listes sénatoriales doivent respecter l’alternance femme-homme . En conduisant la liste, il condamnait la candidate placée en deuxième position à la quatrième place, une position très aléatoire pour espérer décrocher un siège au Sénat. Malgré son poids politique, le président de Région n’a pu convaincre ni Brigitte Devésa ni Valérie Boyer d’accepter ce scénario.

Ego dans la poche

Renaud Muselier a dû mettre son ego de côté et accepter ce compromis. « Il a fait preuve d’intelligence politique », souligne Brigitte Devésa, qui conduira finalement la liste. Renaud Muselier sera en deuxième position, devant Valérie Boyer, troisième. Un accord destiné à préserver l’unité de la droite et du centre, au prix d’une concession politique majeure pour le président de Région.

Une première

Conclu à trois mois du scrutin, ce compromis permet toutefois, pour la première fois, à une femme de conduire une liste de la droite et du centre dans les Bouches-du-Rhône. Dans la corbeille de la mariée, la sénatrice centriste aixoise apporte les voix des grands électeurs du Pays d’Aix. Elle avait clairement fait savoir à Renaud Muselier qu’au-delà de la deuxième place, « ce n’était pas négociable ». De son côté, Valérie Boyer faisait valoir qu’elle apportait les suffrages des grands électeurs LR et ne pouvait prendre le risque d’être reléguée à une position inéligible. Face à cette double exigence, le président de Région a choisi de s’effacer et d’occuper la deuxième place. Sur les huit sièges de sénateurs à pourvoir dans les Bouches-du-Rhône, la liste espère en conquérir au moins trois. En décrocher un quatrième relèverait de l’exploit.

Joël BARCY

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