Publié le 24 juillet 2026 à 22h16 - Dernière mise à jour le 24 juillet 2026 à 22h16
Le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, réfute fermement les informations selon lesquelles les services de l’État auraient recommandé l’annulation du concert d’Amir, prévu le 26 juillet à Marseille. Dans un communiqué publié ce vendredi, il affirme que la décision relève exclusivement de l’organisateur et rappelle son attachement à la liberté d’expression et à la liberté de création.

La polémique autour de l’annulation du concert du chanteur Amir, programmé le 26 juillet à Marseille, a conduit le préfet des Bouches-du-Rhône à sortir de sa réserve. Dans un communiqué diffusé ce vendredi 24 juillet, Jacques Witkowski dément catégoriquement les allégations selon lesquelles la préfecture aurait conseillé, voire demandé, l’annulation de la représentation. « Ces informations sont parfaitement inexactes », affirme le représentant de l’État qui précise qu’il « prend acte de la décision de l’organisateur d’annuler l’événement », insistant sur le fait que les services de l’État avaient, pour leur part, prévu un dispositif de sécurité permettant d’assurer le bon déroulement du concert.
« La liberté artistique est un droit fondamental »
Au-delà du démenti, Jacques Witkowski tient à réaffirmer la position de l’État sur le principe de liberté de création. Il condamne « avec la plus grande fermeté toute tentative de remise en cause de la liberté artistique, ainsi que toute forme de pression ou de contestation, violente ou non, ayant pour effet d’empêcher l’exercice de la liberté d’expression », rappelant que celle-ci constitue « un droit fondamental ».
Cette déclaration intervient alors que l’annulation du concert d’Amir a suscité de nombreuses réactions et alimenté les interrogations sur les raisons ayant conduit à cette décision. Par ce communiqué, la préfecture entend dissocier clairement les services de l’État du choix effectué par l’organisateur et réaffirmer que les conditions de sécurité étaient réunies pour permettre la tenue de l’événement.
Cette prise de position du préfet intervient dans un contexte où les annulations de spectacles et les pressions visant certains artistes alimentent un débat plus large sur la liberté de création. Quelques heures auparavant, Destimed publiait une tribune de Hagay Sobol, intitulée « Au nom du vivre ensemble ». À travers une fiction satirique, le professeur de médecine et spécialiste du Moyen-Orient s’interroge sur une société qui renoncerait progressivement à garantir la liberté d’expression en préférant annuler les événements plutôt que d’assurer leur sécurité. Une réflexion qui trouve un écho particulier à ce communiqué publié ce vendredi par la préfecture.
Patricia CAIRE



