Hausse du prix des carburants. Aix Marseille Université prolonge le télétravail jusqu’à trois jours par semaine

Publié le 29 septembre 2026 à 19h40 - Dernière mise à jour le 29 septembre 2026 à 19h41

Face au coût croissant des déplacements domicile-travail, Aix Marseille Université a décidé de prolonger jusqu’à la fin de l’année la possibilité pour ses agents de télétravailler jusqu’à trois jours par semaine. Expérimentée depuis avril, la mesure prend une dimension particulière dans une université dont les 8 500 personnels sont répartis sur 54 sites dans quatre départements et dix villes.

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Photo illustration Destimed /RP

Le dispositif devait initialement prendre fin en juillet. Il avait été instauré en avril pour limiter les conséquences de la hausse du prix des carburants sur le quotidien des agents. Près d’un tiers de ceux éligibles au télétravail en ont bénéficié. Aix Marseille Université a donc décidé de le reconduire jusqu’à la fin de l’année civile.

44 kilomètres par jour en moyenne

Les chiffres de l’enquête mobilité 2026 d’AMU permettent de mesurer l’enjeu. Quelque 45 % des personnels utilisent leur voiture ou leur moto pour rejoindre leur lieu de travail et parcourent en moyenne 22 kilomètres par trajet, soit 44 kilomètres aller-retour par jour. Dans une université répartie sur 54 sites, les conséquences de la hausse du carburant ne sont donc pas les mêmes pour tous les agents, notamment pour ceux qui n’ont pas d’alternative à la voiture.

Deux jours de présence au minimum

La possibilité de télétravailler trois jours par semaine ne sera cependant pas automatique. Elle restera soumise aux nécessités de service et à la continuité de l’activité, avec au moins deux jours de présence hebdomadaire sur site. Le dispositif pourra également évoluer avant la fin de l’année. Si la situation s’améliore ou si les prix se stabilisent durablement, l’université envisage un retour aux règles habituelles.

À travers cette décision, AMU entend aussi intégrer la question du pouvoir d’achat à sa politique de ressources humaines. Son président, Éric Berton, l’inscrit dans la volonté de faire de l’université un employeur « socialement engagé », attentif à la qualité de vie de ses personnels. L’expérience pose enfin une question qui dépasse largement l’université : celle de la capacité des employeurs, publics comme privés, à adapter l’organisation du travail lorsque l’évolution du contexte économique pèse directement sur les dépenses contraintes de leurs personnels.

La rédaction

 

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