Marseille. La colère lycéenne déborde, les violences éclipsent les revendications

Publié le 1 octobre 2026 à 22h18 - Dernière mise à jour le 1 octobre 2026 à 22h18

La mobilisation lycéenne a connu de sérieux débordements ce jeudi 1er octobre à Marseille. Au lycée Victor-Hugo, dans le 3e arrondissement, la porte d’entrée a été incendiée. Au lycée Saint-Exupéry, dans le 15e arrondissement, un véhicule des marins-pompiers a été pillé puis incendié alors qu’ils intervenaient sur un feu de détritus. Un marin-pompier a été légèrement blessé.

Destimed Victor hugo Saint exupery
À gauche, les traces de l’incendie devant l’entrée du lycée Victor-Hugo. À droite, un important foyer devant le lycée Saint-Exupéry, où les lycéens sont maintenus à distance par les forces de l’ordre. (Photos Joël Barcy et DR)

Une quarantaine de lycées concernés dans les Bouches-du-Rhône

La journée s’inscrivait dans un mouvement national des lycéens réclamant notamment davantage de moyens et le remplacement des enseignants absents. Dans les Bouches-du-Rhône, une quarantaine d’établissements étaient concernés jeudi matin, dont 18 totalement bloqués et trois partiellement. Plus de 4 500 lycéens étaient alors mobilisés dans le département.

À Victor-Hugo, une première communication de la Région Sud avait indiqué que quatre membres de la direction avaient été agressés et aspergés d’essence. Le rectorat d’Aix-Marseille a ensuite apporté une précision importante : ils n’ont pas été directement aspergés mais ont été éclaboussés alors que des individus versaient de l’essence dans des conteneurs.

La RTM également touchée

Les violences ont également affecté les transports marseillais. Plusieurs bus ont été pris à partie à proximité de lycées et l’un d’eux a été incendié aux abords du lycée La Floride, dans le 14e arrondissement. Un conducteur a également été agressé. La RTM a décidé d’interrompre l’exploitation de son réseau pour le reste de la journée.

Ces incidents se sont produits en marge d’une mobilisation beaucoup plus large. Rien ne permet d’attribuer indistinctement ces violences aux milliers de lycéens qui ont participé au mouvement.

Émilie BALLARD

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