Semaine en Espagne, par José Fernandez Alcalde. L’Espagne avance comme une fusée… (FR/ES/EN)

Publié le 21 octobre 2026 à 18h30 - Dernière mise à jour le 21 octobre 2026 à 19h24

Depuis un certain temps déjà, j’entends vanter les merveilles de la situation économique espagnole. Il va sans dire que le gouvernement ne manque pas une occasion de les claironner dès que l’opportunité se présente. À tel point que, de mon point de vue, j’en suis venu à me demander si cette avalanche de louanges reflétait la réalité économique ou si elle relevait simplement d’une perception erronée de ma part.

Destimed Jose Ignacio Alcalde Illustration generee par IA
José Ignacio Alcalde (Illustration générée par IA)

Chacun connaît la distinction coutumière entre l’économie au niveau « macro » et celle « au ras du sol ». En s’appuyant sur ce clivage, on allait jusqu’à affirmer que, si l’économie affichait des indicateurs irréprochables au plan macroéconomique, leur concrétisation au quotidien ne s’était pas encore produite, mais qu’elle adviendrait sans nul doute tôt ou tard. En somme, ce qui était d’ores et déjà tangible et évident pour l’ensemble des économistes finirait par s’imposer aux yeux des citoyens incrédules qui n’en voyaient nullement la couleur dans leur vie de tous les jours.

Et nous voici, après huit années de gouvernement socialo-communiste, à une croisée des chemins qui engagera l’avenir de l’Espagne. Quelques jours avant l’annonce des élections anticipées par le président Sánchez, une expulsion locative a été exécutée dans la Communauté de Madrid. La personne expulsée était une femme âgée, décédée peu après le prononcé de la décision de justice. Compte tenu de la complexité des compétences et de leurs attributions entre les différents échelons de l’administration, toutes les formations politiques soutenant le gouvernement ont vu dans ce drame une aubaine pour rallier à nouveau l’électorat à leur cause, devant la progression du PP et de Vox annoncée par l’ensemble des sondages. Autrement dit, le décès de la locataire expulsée redonnait des couleurs politiques à la gauche. C’est pourquoi le chef du gouvernement, Pedro Sánchez, a décidé de convoquer des élections générales. Il avait pourtant répété à maintes reprises qu’il ne le ferait pas. Mais le décès de cette locataire lui offrait un élan politique qu’il n’aurait jamais pu trouver durant les quelques mois qu’il lui restait de législature.

Pour situer brièvement le contexte, le propriétaire du logement avait finalement consenti au maintien dans les lieux de l’intéressée. Mais son décès -survenu quelques jours à peine après la décision judiciaire- a coupé court à cet arrangement. Or, depuis l’annonce du scrutin, on ne cesse d’égrener les raisons pour lesquelles le climat social est profondément dégradé. Deux d’entre elles tournent en boucle dans l’ensemble des médias : d’une part, la cherté des logements, entraînant une flambée des prix qui semble sans limite ; d’autre part, la pénurie de biens locatifs, qui tire inévitablement les loyers vers le haut. À cela s’ajoute un autre phénomène : la hausse généralisée du prix des biens et services courants, qui échappe totalement aux indices officiels de l’inflation.

Voilà donc deux indicateurs à méditer. La pénurie de logements et la flambée des prix. Deux réalités du terrain auxquelles le gouvernement Sánchez n’a apporté aucune réponse. Dès lors, où est-elle, cette économie qui avance « comme une fusée » ? Je me demande par conséquent si l’économie comporte réellement ces deux plans étanches : un niveau « macro » d’où l’on décrète la prospérité d’un pays en contradiction totale avec le « ressenti de la rue », où cette même prospérité relève de la pure chimère. Posez-vous la question, car je ne parviens pas à comprendre comment, devant un tel décalage, les gourous officiels de l’économie persistent à célébrer une telle embellie.

Simple réflexion au passage : le gouvernement socialo-communiste a donc convoqué des élections parce que l’économie réelle a tellement pris la mesure de sa condition — c’est-à-dire de la crise sans issue dans laquelle survit une large part de la société — qu’elle lui assurerait son maintien au pouvoir. À dire vrai, cela dépasse l’entendement : il ne se peut pas à la fois que l’Espagne aille « comme une fusée » et que la réalité quotidienne soit si sombre qu’à la faveur de ce désastre, ce même gouvernement, qui se garde bien de le reconnaître, espère être reconduit. Nous en sommes là.

Élections convoquées

Comme je l’ai déjà indiqué, les élections générales ont été convoquées en Espagne. Le principal angle d’attaque de la coalition socialo-communiste repose sur cette fameuse expulsion consécutive à des loyers impayés. La justice l’établit sans équivoque : au regard de la loi, le défaut de paiement du bail entraîne l’expulsion du locataire. Pourtant, le gouvernement socialo-communiste a imputé cette expulsion à l’opposition de droite. À les en croire, l’expulsion serait la marque de fabrique de la droite, son unique dessein et sa seule raison d’être.

La mise en scène fut telle qu’il a mobilisé sa base la plus radicale pour occuper la Puerta del Sol, transformée en moins de vingt-quatre heures en un campement de tentes garni de militants dévoués à sa cause. Paradoxe saisissant : des soutiens fanatiques d’un gouvernement qui n’a pas produit le moindre logement à vocation locative.

Par une manœuvre habile, l’exécutif a rejeté l’entière responsabilité de cette affaire sur le PP et Vox. L’opposition a d’abord peiné à faire entendre que cette expulsion n’était que l’aboutissement d’une procédure légale en vigueur sanctionnant le non-paiement d’un loyer. Dès lors, la gauche se voyait déjà victorieuse avant même le coup d’envoi de la campagne officielle, les médias publics sous sa tutelle ayant imposé leur narratif : seule la droite expulse et seule la droite est comptable de la crise du logement en Espagne.

Le bon sens commanderait pourtant de s’interroger : le gouvernement est-il exempt de tout reproche ? Selon la logique socialo-communiste, la dégradation du pays mesurée par les sondages (à savoir le logement et l’inflation mentionnés plus tôt) incombe à l’opposition. Et les rues se sont remplies de manifestants mobilisés par le PSOE et les communistes contre la droite, coupable de tous les maux… alors même qu’elle n’est pas aux affaires.

Le revers de la médaille, c’est que les faits finissent toujours par rattraper la fable. Quelques jours à peine après le lancement de cette offensive gouvernementale, on apprenait par la presse que le compagnon de la porte-parole nationale du PSOE est propriétaire d’une agence immobilière ayant elle-même procédé à des expulsions en cas d’impayés de loyer. La preuve était faite que l’expulsion locative est aussi une pratique socialiste. À titre individuel, les socialistes savent parfaitement défendre leurs intérêts patrimoniaux quand les circonstances l’exigent, dussent-ils pour cela fouler aux pieds leurs propres slogans politiques.

Dans la foulée, une seconde révélation est venue aggraver la situation. La MUFACE, un organisme dépendant directement de ce gouvernement socialo-communiste, s’apprêtait précisément à exécuter une expulsion en bonne et due forme. Autrement dit, un ministre socialiste, autorité de tutelle de cet organisme, expulse lui aussi sans état d’âme dès lors que le cadre légal l’y autorise. À la lumière de ces deux affaires, qui renvoyaient l’expulsion de la vieille dame aux pratiques mêmes de la sphère socialo-communiste, la posture morale censée justifier la précipitation électorale a volé en éclats. L’expulsion n’est ni de droite ni de gauche : elle est aussi le fait des socialo-communistes dès lors que sont touchés leurs intérêts financiers. L’affaire s’est soldée par la démission de la porte-parole socialiste.

Une juge… à Badajoz

Le plus déconcertant, à mes yeux, reste le silence qui entoure une affaire qui, partout ailleurs qu’en Espagne, ferait la une de la presse internationale. Sans exception. Et qui, comble de l’ironie, ne suscite pas le moindre commentaire à Bruxelles ni dans le reste de l’Europe. Il s’agit d’un fait gravissime : la magistrate chargée d’instruire l’affaire impliquant le frère du président Sánchez -dossier qui a abouti à une condamnation- a fait l’objet de filatures et d’intimidations de la part d’individus dont l’identification et le statut sont actuellement examinés par la justice. Au vu des éléments qui transpirent de ces surveillances, nul ne peut affirmer que l’issue n’aurait pas pu être fatale pour la juge elle-même. Des membres du gouvernement sont déjà montés au créneau pour affirmer qu’il n’y avait rien d’avéré dans ce que rapportent les médias. Que toute cette mise en scène aux allures mafieuses ne relève que du simple ressenti subjectif de la magistrate et ne repose sur aucune base réelle. Il convient pourtant de souligner que tous les indices relayés par la presse font d’ores et déjà l’objet d’une procédure judiciaire en vue d’établir les responsabilités.

Ceuta

Je ne saurais passer Ceuta sous silence. La situation y demeure identique : bloquée et sans issue. Quelque dix mille personnes venues de la frontière marocaine vivent dans les rues de cette ville. L’Europe se trouve ainsi confrontée à l’invasion d’une partie de son propre territoire par une population issue d’un pays qui bénéficie pourtant de ses subsides financiers. Et aucune autorité communautaire n’exige publiquement et avec fermeté leur rapatriement vers leur pays d’origine. En d’autres termes, le Conseil européen réclame, à juste titre, la fin de l’invasion russe en Ukraine. C’est une excellente chose, mais il serait tout aussi légitime qu’il fasse preuve de la même exigence lorsque le sol d’un État membre de l’Union européenne est lui-même bafoué.

D’origine espagnole, José Fernandez Alcalde a débuté sa carrière en tant que fonctionnaire en Espagne avant de rejoindre les institutions européennes, où il a exercé pendant 22 ans dans le domaine du contrôle financier. Cette expérience internationale, enrichie par des missions dans plusieurs pays dont la Belgique, lui a permis de développer une expertise de haut niveau au sein des structures européennes. Parallèlement, il a travaillé comme consultant en droit commercial et fiscal auprès d’entreprises à Madrid pendant plus de cinq ans. Titulaire d’une licence en droit de l’Université de Madrid, il demeure une référence en gestion financière et conseil stratégique.

 

Semana en España, por José Fernández Alcalde. España va como un cohete…

Desde hace bastante tiempo vengo oyendo maravillas sobre la situación de la economía española. Ni que decir tiene que el Gobierno las airea en todo tipo de ocasiones que se le presentan. Tan es así que, desde mi propia perspectiva, me he llegado a preguntar si todo este soplo de bendiciones era el reflejo de la economía real frente a mi propia y errónea percepción.

Bien es sabida la distinción entre la economía a nivel «macro» y la economía «a nivel de la calle». Basándose en esta distinción, se llegaba a decir que, si bien la economía presentaba unos indicadores inmejorables a nivel «macro», su traducción a nivel de calle todavía no se había producido, pero sin duda se produciría tarde o temprano. Esto es, lo que era real y evidente para todos los científicos de la economía sería reconocible por los ciudadanos incrédulos que no veían eso mismo en su vida cotidiana.

Y en esto, tras ocho años de gobierno socialcomunista, nos encontramos en una encrucijada de las que marcarán el futuro de España. Días antes de la convocatoria electoral por parte del presidente Sánchez, se ejecutó un desahucio en la Comunidad de Madrid. La persona desahuciada era una mujer anciana que falleció al poco de la resolución judicial del caso. Dada la complejidad de las regulaciones en todo tipo de competencias y sus atribuciones a distintos niveles de la Administración, todos los grupos políticos que sustentan al Gobierno vieron en este caso un gancho para atraer de nuevo al electorado a su lado frente al auge, divulgado por todas las encuestas, de los partidos PP y Vox. Esto es: el fallecimiento de la inquilina desahuciada devolvía la fuerza política a la izquierda.

Por ello, el presidente del Gobierno, Sánchez, decidió convocar elecciones generales. Había dicho en multitud de ocasiones que no lo haría. Pero la ocasión del fallecimiento de la inquilina desahuciada le daba un impulso que no encontraría en lo que le quedaba de legislatura, que eran unos cuantos meses. Para aclarar sucintamente el contexto, la propiedad del inmueble finalmente accedió a la continuidad de dicha inquilina en la casa de la que fue jurídicamente desahuciada. Pero su fallecimiento -a los pocos días de la sentencia- impidió su continuidad en la misma casa. Pues bien, desde que se produjo la convocatoria electoral no se dejan de airear razones por las que el clima social está críticamente perturbado. Dos de ellas son repetidas por todos los medios de comunicación: la primera, la carestía de las viviendas, que determina un alza en el precio de las mismas y que parece no tener techo; y, en paralelo, la escasez de viviendas en alquiler, que provoca, lógicamente, el alza en los precios de los alquileres.

Hay que añadir a ello otro fenómeno, como es el alza de los precios de todo tipo de bienes y servicios, que no se recoge para nada en los índices oficiales de inflación. Pues bien, ahí tenemos dos indicadores para su consideración. Escasez de viviendas y alza de los precios. Y estos dos indicadores se refieren a la «realidad de la calle», que no ha sido resuelta por el Gobierno de Sánchez. ¿Dónde está, pues, esa economía que va «como un cohete»? Por ello me pregunto si en la economía hay realmente esos dos niveles: un nivel «macro» que juzga la bonanza económica de un país en contraste y en contra del «nivel de la calle», donde dicha bonanza es una quimera. Pregúntenselo ustedes mismos, porque yo no llego a entender que, cuando ese contraste se produce, los gurús oficiales de la economía bendigan las bonanzas de la economía.

Una mera cuestión colateral: el Gobierno socialcomunista ha convocado elecciones, pues, porque la «economía de la calle» está tan concienciada de su realidad -esto es, de la crisis insalvable en la que vive gran parte de la sociedad- que le va a perpetuar en el Gobierno. Realmente no lo entiendo: no puede ser verdad que la economía de España «vaya como un cohete» y que la realidad económica sea tan triste que, gracias a ese desastre, el mismo Gobierno que no la proclama espere su renovación. Pues en eso estamos.

Elecciones convocadas

Ya he referido que las elecciones generales han sido convocadas en España. El principal gancho de la coalición socialcomunista es el desahucio que ya he referido por impago del importe del alquiler. Eso lo dice el poder judicial: según la ley, si hay impago de los alquileres, se produce el desahucio del inquilino. Pues bien, el Gobierno socialcomunista imputa dicho desahucio a la derecha, en la oposición. Al parecer, el desahucio es la verdad de la derecha política, la única verdad y su único objetivo. Tal es así que movilizó a toda su cohorte de seguidores radicales para invadir la Puerta del Sol, que apareció, en menos de 24 horas, llena de tiendas de campaña y de seguidores de su política. Curioso: seguidores radicales de este Gobierno que no ha aportado ninguna vivienda para el alquiler.

En una jugada magistral, el Gobierno ha culpado al PP y Vox, en la oposición, de todo este affaire. La derecha no ha tenido mucho éxito inicial en mostrar que dicho desahucio es fruto de una situación que la actual ley culmina con el desahucio del que no paga el alquiler. Así pues, la izquierda se veía ya victoriosa en las elecciones aun antes de empezar la campaña electoral, dado que los medios de comunicación públicos que controla habían impuesto su relato: solo la derecha quiere desahuciar y es responsable del problema de la vivienda en España. Lo lógico sería pensar críticamente: ¿y el Gobierno no tiene ninguna responsabilidad?

Pues, según la lógica socialcomunista, la responsabilidad de lo mal que va un país, según las encuestas (lo dicho antes, vivienda e inflación), la tiene la oposición. Y las calles se llenaron de manifestantes convocados por el PSOE y los comunistas contra la derecha, por lo mal que hace la derecha al no gobernar. Lo malo de todo es que la realidad de los hechos devuelve la verdad muy pronto. Al cabo de unos días de esta campaña gubernamental, saltó a la luz pública que la pareja de la portavoz socialista a nivel nacional -la del partido PSOE- es propietaria de una inmobiliaria que ha ejecutado desahucios cuando se ha encontrado con impagos de sus inquilinos.

Con ello quedó demostrado que el desahucio es también una opción socialista. También los socialistas, a título individual, defienden sus propios intereses capitalistas cuando son los suyos propios, aun cuando sea en contra de sus eslóganes políticos. Pero además saltó otra segunda noticia. MUFACE, una entidad que depende del Gobierno socialcomunista, está en estas fechas en vías de ejecutar también un desahucio en toda regla. O sea, que un ministro socialista, del que depende dicho organismo, también desahucia cuando la ley se lo autoriza, con todas las de la ley. Con estos dos ejemplos, en los que el desahucio de la anciana inquilina se equiparaba a los desahucios del área socialcomunista, el tirón virtuoso para la convocatoria de las elecciones se les ha venido abajo. El desahucio no es de derechas, es también de izquierdas, de los socialcomunistas cuando toca sus intereses económicos capitalistas. Todo termina en que la portavoz socialista dimitió de su cargo.

Una jueza… en Badajoz

Lo más extraño de todo, para mí, es el silencio sobre algo que, de no ser España, estaría en las páginas de toda la prensa mundial. Sin excepción. Y que, por añadidura, ni se comenta en Bruselas ni en el resto de Europa. Se trata de algo tan alucinante como que la jueza que tramitó el caso del hermano del presidente Sánchez, que acabó en condena, ha sido objeto de un «seguimiento» por parte de gente cuya identificación y clarificación están siendo objeto de juicio. De haberse culminado todo lo que se trasluce de ese «seguimiento», no se sabe si el resultado hubiese sido la propia muerte de la jueza. Miembros del Gobierno han hecho ya declaraciones en el sentido de que no hay nada de lo que las noticias señalan. Que todo eso que parece tener una envoltura mafiosa es algo «sentido» por la jueza misma y que no tiene nada de real. Aquí quiero señalar que todos los indicios que están siendo desvelados por la prensa están siendo objeto de un expediente judicial para su posterior resolución.

Ceuta

No puedo olvidarme de Ceuta. La situación sigue igual que antes. Estancada y sin solución. Alrededor de unas diez mil personas procedentes de la frontera marroquí viven en las calles de esta ciudad. Europa se encuentra, pues, con que parte de su territorio está invadido por un grupo humano que procede de un país receptor de dinero europeo. Y que además ninguna instancia de ese nivel exija públicamente su repatriación, de un modo determinante, al país de origen de dicho grupo. En otras palabras, mientras tanto, el Consejo Europeo propone el cese de la invasión rusa en Ucrania. Eso está muy bien, pero también lo estaría si exigiera lo mismo cuando el invadido es un país miembro de la Unión Europea.

De origen español, José Fernandez Alcalde comenzó su carrera como funcionario en España antes de unirse a las instituciones europeas, donde ejerció durante 22 años en el ámbito del control financiero. Esta experiencia internacional, enriquecida por misiones en varios países, incluida Bélgica, le ha permitido desarrollar una destacada experiencia en las estructuras europeas. Paralelamente, trabajó como consultor en derecho mercantil y fiscal para empresas en Madrid durante más de cinco años. Titulado en Derecho por la Universidad de Madrid, sigue siendo una referencia en gestión financiera y asesoramiento estratégico.

 

A Week in Spain, by José Fernández Alcalde. Spain Is Moving Like a Rocket…

For quite some time now, I have been hearing wonderful things about the state of the Spanish economy. Needless to say, the government never misses an opportunity to proclaim these achievements whenever the occasion arises. So much so that, from my own perspective, I have begun to wonder whether this flood of praise reflects the real economy or whether my own perception is simply mistaken.

Everyone is familiar with the customary distinction between the economy at the “macro” level and the economy “on the ground”. On the basis of this distinction, we were told that although the economy displayed unbeatable macroeconomic indicators, their impact on everyday life had not yet materialised, but would undoubtedly do so sooner or later. In other words, what was already real and obvious to all economic experts would eventually become apparent to sceptical citizens who could see no sign of it in their daily lives. And here we are, after eight years of socialist-communist government, at a crossroads that will shape Spain’s future.

A few days before President Sánchez called an early election, an eviction was carried out in the Community of Madrid. The person evicted was an elderly woman who died shortly after the court’s ruling in the case. Given the complexity of the regulations governing the various powers and responsibilities assigned to different levels of government, all the political parties supporting the government saw this case as an opportunity to win back voters in the face of the rise of the PP and Vox, as reported by all the opinion polls. In other words, the death of the evicted tenant restored political momentum to the left.

That is why Prime Minister Pedro Sánchez decided to call a general election. He had repeatedly said that he would not do so. But the death of this tenant gave him a political boost he could never have found during the few months remaining in the parliamentary term. To explain the context briefly, the owner of the property had eventually agreed to allow the tenant to remain in the home from which she had been legally evicted. But her death -just a few days after the court ruling- put an end to that arrangement. Since the election was called, however, reasons for the deeply troubled social climate have been aired continuously. Two of them are repeated throughout the media: first, the high cost of housing, driving property prices upwards with seemingly no limit; and second, the shortage of rental properties, which inevitably pushes rents higher. Another phenomenon must be added to this: the general increase in the prices of everyday goods and services, which is not reflected at all in the official inflation figures.

So there we have two indicators worth considering. A shortage of housing and soaring prices. Two realities on the ground to which the Sánchez government has offered no solution. So where is this economy that is supposedly moving « like a rocket »? I therefore wonder whether the economy really consists of these two separate levels: a “macro” level from which a country’s prosperity is proclaimed, in complete contradiction with the « reality on the street », where that same prosperity is nothing more than a mirage. Ask yourselves that question, because I cannot understand how, in the presence of such a discrepancy, the official gurus of economics persist in celebrating this supposed economic boom. A passing thought: the socialist-communist government has therefore called an election because the « economy on the street » has become so conscious of its true condition -that is, the seemingly hopeless crisis in which a large part of society is struggling to survive- that it will keep the government in power. Frankly, it is beyond my understanding. Spain cannot simultaneously be moving « like a rocket » while everyday economic reality is so bleak that, thanks to this very disaster, the same government, which carefully avoids acknowledging it, hopes to be re-elected. And that is where we stand.

An Election Has Been Called

As I have already mentioned, a general election has been called in Spain. The principal campaign argument of the socialist-communist coalition rests on the eviction I have already described, which followed the non-payment of rent. The judiciary makes the position clear: under the law, failure to pay rent results in the tenant’s eviction. Yet the socialist-communist government has blamed this eviction on the right-wing opposition. According to its account, eviction is the defining characteristic of the political right, its sole purpose and its only reason for existing. The political staging went so far that the government mobilised its most radical supporters to occupy Puerta del Sol, which, in less than twenty-four hours, had become a campsite filled with tents and activists devoted to its cause. A striking paradox: fanatical supporters of a government that has not provided a single additional rental home. In a skilful manoeuvre, the government placed the entire responsibility for this affair on the PP and Vox. At first, the opposition struggled to make the point that this eviction was simply the outcome of an existing legal procedure that provides for eviction when rent is not paid.

The left therefore already saw itself as victorious before the official election campaign had even begun, since the public media under its control had imposed its narrative: only the right carries out evictions, and only the right is responsible for Spain’s housing crisis. Common sense, however, would suggest asking a question: does the government bear no responsibility whatsoever? According to socialist-communist logic, the country’s deteriorating situation, as measured by opinion polls — namely the housing crisis and inflation mentioned earlier- is the opposition’s fault. And the streets filled with demonstrators mobilised by the PSOE and the communists against the right, blamed for all the country’s problems… even though it is not in government.

The other side of the coin is that facts always catch up with fiction. Just a few days after the launch of this government offensive, the press revealed that the partner of the PSOE’s national spokesperson owned a property agency that had itself carried out evictions when tenants failed to pay their rent. This demonstrated that eviction is also a socialist practice. On an individual level, socialists know perfectly well how to defend their own property interests when circumstances require it, even if doing so means trampling on their own political slogans.

Then a second revelation made matters worse. MUFACE, an organisation directly dependent on this socialist-communist government, was itself preparing to carry out a fully lawful eviction. In other words, a socialist minister responsible for that organisation also carries out evictions without hesitation whenever the legal framework permits it. In the light of these two cases, which placed the eviction of the elderly tenant alongside the practices of the socialist-communist sphere itself, the moral posture intended to justify the rush to an election collapsed. Eviction is neither right-wing nor left-wing: it is also practised by socialist-communists when their own financial interests are at stake. The affair ended with the resignation of the socialist spokesperson.

A Judge… in Badajoz

What I find most bewildering is the silence surrounding an affair which, had it occurred anywhere other than Spain, would have made headlines throughout the international press. Without exception. And which, to add to the irony, has prompted no comment in Brussels or elsewhere in Europe. It concerns an extremely serious matter: the judge who handled the case involving President Sánchez’s brother -a case that resulted in a conviction- has been subjected to surveillance and intimidation by individuals whose identities and status are currently being examined by the courts. Judging by what has emerged about this surveillance, no one can say that the outcome might not have been fatal for the judge herself. Members of the government have already made statements claiming that there is no substance to what the media have reported. That this entire affair, with its mafia-like overtones, amounts merely to the judge’s subjective feelings and has no basis in reality. It should nevertheless be stressed that all the indications reported by the press are already the subject of judicial proceedings aimed at establishing responsibility.

Ceuta

I cannot leave Ceuta unmentioned. The situation remains exactly as before: deadlocked and without a solution. Some ten thousand people who have come across the Moroccan border are living in the streets of this city. Europe thus finds itself confronted with the invasion of part of its own territory by a population originating from a country that nevertheless receives European financial support. And no European authority publicly and firmly demands their repatriation to their country of origin. In other words, the European Council rightly calls for an end to the Russian invasion of Ukraine. That is an excellent thing, but it would be equally legitimate for it to show the same determination when the territory of a European Union member state is itself being violated.

Originally from Spain, José Fernandez Alcalde began his career as a civil servant in Spain before joining the European institutions, where he worked for 22 years in the field of financial control. This international experience, enriched by assignments in several countries including Belgium, allowed him to develop high-level expertise within European structures. At the same time, he worked as a consultant in commercial and tax law for companies in Madrid for more than five years. Holding a law degree from the University of Madrid, he remains a reference in financial management and strategic consulting.

 

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